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Le point Energies et Efficacité Énergétique par Sandrine CAUVIN, Analyste-Gérante chez OTEA Capital.

Avril 2019

Les nouvelles continuent d’être positives pour les cours du pétrole, qui ont terminé la semaine à 71,97$ pour le Brent et 64$ pour le WTI, et qui ont poursuivi leur hausse sur le week-end, s’inscrivant actuellement à respectivement 74,5$ et 66$. Ces derniers sont portés par la décision des Etats-Unis d’annuler les exemptions qui permettaient à certains pays (Chine, Inde, Turquie…) de continuer d’importer du brut iranien. Le marché craint la pénurie d’offre dans un contexte où de nombreuses tensions sont déjà présentes (Venezuela, politique de restriction de l’offre de l’OPEP, combats en Libye…). En outre, la croissance de la production américaine de pétrole a été revue à la baisse sur la période de janvier à avril. Bien que cela nous semble temporaire et être la conséquence de la baisse des prix au 4e trimestre 2018, cela se traduit par une baisse des stocks de pétrole hebdomadaires aux Etats-Unis et rajoute de la tension sur l’offre à court terme. L’autre élément de soutien se situe du côté de la demande pour laquelle les perspectives sont favorables grâce aux bons chiffres de l’économie en Chine, premier importateur mondial de brut. Dans ce contexte, le marché va guetter la réaction de l’OPEP quant à une extension ou non de ses coupes de production. Cette dernière cherchant avant tout une stabilisation des prix du pétrole dans une fourchette 60-80$/b (Brent), et pas un emballement, qui pourrait, à terme, avoir des conséquences négatives sur la demande.

Monde : Total soutenu par les cours du pétrole, prises de bénéfices sur les banques et l’automobile

Avril 2019

La Bourse de Paris évolue sans grand changement, à la fois soutenue par la progression de 2% de Total à la faveur de la flambée des cours du pétrole, et freinée par des prises de bénéfices sur les valeurs bancaires et automobiles. Renault cède notamment plus de 1% et Société Générale plus de 2%. La tendance était également hésitante en Asie ce matin, tout comme à Wall Street hier en ce début de semaine riche en publications d’entreprises.
Le Brent au plus haut depuis novembre
Le baril de Brent de la mer du Nord évolue sur des pics de six mois à 74,55 dollars, soutenu par la décision de Washington de supprimer en mai les exemptions dont bénéficient encore huit pays à l’embargo imposé par les Etats-Unis sur le pétrole iranien. Les Etats qui contourneraient l’embargo s’exposeraient à des sanctions américaines. Une décision que la Chine, qui figure parmi les pays concernés, avec notamment le Japon, l’Inde, mais également l’Italie et la Grèce, a dit regretter. Les observateurs estiment cependant que la position américaine devrait avoir un effet limité sur les cours en raison d’une offre qui reste abondante.
Une salve de publications trimestrielles
Les prochains jours s’annoncent chargés en termes de publications d’entreprises avec les comptes de grands noms de la technologie comme Amazon, Facebook, Microsoft, Intel, Sony ou Nintendo, mais également ceux de grandes industrielles comme Caterpillar, Boeing, Peugeot, Renault ou Total, sans oublier les poids lourds de la finance européenne comme Credit Suisse, UBS ou Deutsche Bank. Les investisseurs surveilleront également l’économie américaine avec les chiffres du PIB du premier trimestre, vendredi, mais derrière la statistique, c’est l’attitude de la Fed qui sera scrutée par les marchés.
Avant cela, les intervenants s’intéresseront, ce mardi à 16 heures, à la statistique des ventes de logements neufs du mois dernier aux Etats-Unis.

Que faire après le rebond ? La réponse des gérants

Avril 2019

Lors du 22ème Congrès de la Chambre Nationale des Conseils en Gestion de Patrimoine (CNCGP), association représentative de cette profession auprès de laquelle OTEA Capital s'engage, la parole a été donnée aux gérants pour faire un point sur la situation des marchés à l'issue du premier trimestre 2019.
Dans ce cadre, Sandrine CAUVIN, Analyste-Gérante chez OTEA Capital, a été interrogée par ZoomInvest pour donner la position de la société sur sa compréhension des marchés et les perspectives à venir.

Les actus de OTEA Capital

Avril 2019

Lors du 22ème Congrès de la Chambre Nationale des Conseils en Gestion de Patrimoine (CNCGP), association représentative de cette profession auprès de laquelle OTEA Capital s'engage, la parole a été donnée aux sociétés de gestion pour exposer leur actualité et leurs perspectives.
Dans ce cadre, Didier DUGUÉ, Directeur Général d'OTEA Capital, a été interrogée par ZoomInvest pour exposer les actualités de la société telle qu'elles vous sont présentées chaque semaine dans nos organes d'informations et sur les réseaux sociaux..

OTEA Capital poursuit sa Tournée des Rendez-vous de la Gestion à Quimper le 20 mars 2019 et à Rennes le 21 mars 2019

Avril 2019

Le 20 mars dernier, la nouvelle Tournée des Rendez-vous de la Gestion organisée par OTEA Capital, associé à Franklin Templeton Investments et Portzamparc Gestion, a fait halte à Quimper pour un déjeuner où 10 CGP de la région sont venus assister aux échanges avec les trois sociétés de gestion. De même, le 21 mars, c'est à Rennes que s'est poursuivie la Tournée du premier quadrimestre 2019. 10 CGP sont venus ainsi participer au déjeuner organisé par les trois sociétés de gestion partenaires.
Pierre FOURNIER, Directeur Commercial d’OTEA Capital, a pu apporter un éclairage particulier sur la gestion flexible et son intérêt dans des marchés où le couple rendement/risque est un facteur déterminant pour les investisseurs. Il a ensuite pu illustrer son propos au travers des fonds OTEA 1 et OTEA Actions Europe qui ont reçu un très bon accueil des partenaires présents, ravis de mieux connaître ou découvrir les particularités de la société et de sa gamme de fonds. Le Fonds OTEA Energy a également pu être abordé.

US : Le nouveau candidat démocrate dont tout le monde parle

Avril 2019

Pete Buttigieg, âgé de 37 ans et maire d'une petite ville du Midwest, a officialisé sa candidature dimanche. Inconnu il y a encore quelques semaines, il bénéficie d'une ascension météorique dans les sondages. Il est le 18e candidat déclaré à l'investiture démocrate.
Les rangs des candidats à l'investiture démocrate continuent de grossir. Dimanche, Pete Buttigieg, un trentenaire originaire d'une petite ville de l'Indiana, encore inconnu il y a quelques semaines mais qui grimpe en flèche dans les sondages, a officialisé sa candidature depuis South Bend, dont il est le maire depuis 2012. C'est le 18e candidat à entrer dans la course aux primaires démocrates, alors que seuls deux candidats républicains sont déclarés à ce stade (dont Trump).
Pete Buttigieg - dont le nom se prononce « BOOT-edge-edge », d'après son compte Twitter - est la surprise politique de ces dernières semaines. Ce polyglotte, qui a appris sept langues, est parvenu à récolter 7 millions de dollars de contributions, soit davantage que la plupart de ses concurrents. Il figure à la troisième place derrière les favoris Joe Biden et Bernie Sanders dans les derniers sondages pour les primaires de l'Iowa et du New Hampshire, les premiers Etats à voter.
« Mayor Pete », qui mise sur sa jeunesse face aux deux favoris, tous deux septuagénaires, se veut le porte-voix de la génération des « millennials » (née entre 1980 et 2000). « Je viens d'une génération qui a grandi avec pour norme les fusillades dans les écoles, de la génération qui a fourni le gros des troupes dans les conflits de l'après-11-Septembre, de la génération qui va devoir s'occuper du changement climatique toute sa vie », a déclaré dimanche cet ancien combattant en Afghanistan.
Redressement de South Bend
Ouvertement homosexuel, diplômé de Harvard, il est aussi crédité du redressement de South Bend, petite ville du Midwest, dont il est originaire et dont il est le maire depuis 2012, après avoir travaillé chez McKinsey. Symbole de la désindustrialisation qui a frappé le cœur du pays, South Bend, quatrième ville de l'Indiana, a attiré depuis 2012 une quarantaine d'organisations, dont des entreprises de tech, et des écoles qui apprennent le code aux enfants dans le « Renaissance district ». Plus de 10.000 emplois ont été créés dans les sept dernières années, et le taux de chômage est passé de 11,8 à 4,4 %. « On vend un mythe aux communautés rurales et industrielles : le mythe selon lequel on pourrait arrêter le temps et revenir en arrière », a-t-il clamé dimanche devant une foule en liesse, en référence au slogan de Donald Trump.
Favorable à l'abolition de la peine de mort, il est pour que la couverture santé soit étendue à tous les Américains et se dit pro-syndicats. Chrétien, marié à l'église à son compagnon en 2018, Pete Buttigieg a plusieurs fois critiqué le vice-président Mike Pence, proche de la droite évangélique . « Je peux vous dire que si le fait que je sois homosexuel était un choix, c'est un choix qui a été fait haut, très haut », a-t-il dit.
(Les Echos 15/04/2019)

Europe : Pékin pousse ses pions en Europe centrale et tente de rassurer l'UE

Avril 2019

La Grèce a rejoint vendredi à Dubrovnik le sommet des « 17+1 », un groupe de pays d'Europe centrale et orientale où Pékin promet d'investir massivement.
Paroles rassurantes mais influence grandissante. La Chine continue d'avancer ses pions en Europe centrale et orientale au grand dam des dirigeants de l'Union européenne.
En témoigne le 8e sommet dit des « 16+1 » (devenus cette année « 17 + 1 ») qui s'est tenu vendredi à Dubrovnik en Croatie en présence du Premier ministre chinois Li Keqiang. Pour la première fois, le premier ministre grec Alexis Tsipras avait fait le déplacement car son pays a décidé de rejoindre cette plateforme pour les investissements de Pékin dans cette partie du continent.
Nouvelles routes de la soie
L'Europe orientale est une composante essentielle du projet chinois de « nouvelles routes de la soie », ce projet pharaonique lancé par Pékin en 2013 prévoyant des investissements de plus de 1.000 milliards de dollars dans des infrastructures routières, ferroviaires et maritimes pour permettre l'acheminement des exportations chinoises.
Alors forcément, ce groupement est regardé avec inquiétude en Europe de l'ouest, qui redoute une tentative chinoise pour diviser l'Union. Li Keqiang a réfuté de telles visées : « Nous avons l'intention de coopérer et de respecter les standards européens, » a-t-il déclaré à l'ouverture du sommet. Et d'ajouter : « Nous avons tous besoin de développer le commerce et de connecter nos économies. »
Déclaration Chine-UE
Mardi à Bruxelles, le même Li Keqiang a promis d'ouvrir un peu plus son économie dans une déclaration commune avec l'Union saluée comme « une percée » par les Européens, qui restent cependant prudents. Et pour cause, la Chine était en 2018 le premier importateur dans l'UE et la deuxième destination des produits européens à l'exportation. La balance commerciale est largement bénéficiaire aux Chinois : +184 milliards d'euros, selon les chiffres de la Commission.
Un complément utile à la coopération entre l'UE et la Chine
La France et l'Allemagne, s'inquiètent de plus en plus du projet de « nouvelles routes de la soie », particulièrement depuis que le gouvernement populiste italien est devenu le premier membre du G7 à le rallier. Aussi le chef du gouvernement chinois a-t-il veillé à présenter le sommet « 17+1 » comme un « complément utile à la coopération entre l'UE et la Chine ».
La Chine a par le passé annoncé une ligne de crédit de 10 milliards de dollars et un fonds de trois millions de dollars d'investissements. Jusque-là, le bilan est néanmoins mitigé car des investissements promis ont été reportés ou annulés. Ainsi la construction d'un chemin de fer entre Belgrade et Budapest vient tout juste de commencer en Serbie, cinq ans après avoir été annoncée.
Les membres du 17+1
Le sommet « 17 + 1 » inclut douze pays membres de l'UE : Bulgarie, Croatie, Estonie, Grèce, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie, République tchèque, Slovaquie et Slovénie. Auxquels s'ajoutent cinq autres Etats des Balkans qui aspirent à rejoindre l'UE : Albanie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Macédoine et Serbie.
(Les Echos 14/04/2019)

Émergents : Viande: l'Afrique de plus en plus dépendante des importations

Avril 2019

Le chef de l’Etat tiendra également une conférence de presse mercredi à l’Elysée. Un exercice inédit dans son quinquennat.
La consommation de viande reste faible en Afrique. Pourtant, le continent est deux fois plus dépendant des importations que le reste du monde.
La consommation de viande en Afrique est l'une des plus faibles au monde, 15 kg par habitant, contre 35 kg au niveau mondial. Mais la demande monte en flèche, en particulier dans les villes, souligne le rapport Arcadia 2019 sur le commerce des matières premières en Afrique. « Après la Chine et l'Inde, l'Afrique sera dans les décennies futures le continent de la croissance des viandes », souligne Jean-Paul Simier, l'auteur de l'étude. Une croissance de la consommation de 6 % par an d'ici 10 ans selon les projections de la FAO, contre 2 % au niveau mondial.
20 % de viande importée
Cette demande pourtant faible, la production locale peine déjà à la satisfaire. L'Afrique ne produit que 18 millions de tonnes de viande, 5 % de la production de la planète, pour 15 % de la population mondiale. Le recours aux importations est encore modeste, 3 millions de tonnes, mais en proportion de la consommation, il est déjà énorme : 20 % de la viande consommée en Afrique vient de l'étranger, c'est deux fois plus que la moyenne mondiale.
Les deux premiers pays producteurs de viande sont aussi les deux premiers importateurs, l'Afrique du Sud pour la volaille, l'Égypte pour le boeuf, d'autant que cette viande est désormais subventionnée par les autorités du Caire. Mais l'Afrique de l'Ouest, où la sécheresse a pénalisé les élevages bovins du Sahel l'an dernier, importe aussi de plus en plus de boeuf du Brésil. Plus étonnant, la Côte d'Ivoire importe désormais autant de viande porcine que l'Afrique du Sud et que l'Angola, troisième plus gros importateur de viande en Afrique.
Crainte des APE
Mais c'est majoritairement de la volaille qu'importe l'Afrique (55 % des importations). Et cela crée des tensions commerciales, les importations menaçant de plus en plus les élevages locaux. L'Afrique du Sud a imposé des taxes à ses frontières en 2016. Les cargaisons de poulet en provenance des États-Unis et d'Europe, en particulier de Pologne, se reportent sur le Congo, le Gabon, le Liberia ou le Ghana. La filière avicole ghanéenne vient d'ailleurs de s'allier à la filière sud-africaine pour lutter contre ce qu'elle considère comme du dumping. Plus largement toute l'Afrique de l'Ouest craint la montée en puissance progressive des nouveaux Accords de partenariat économique (APE) avec l'Union européenne, même si les viandes sont, pour le moment, exclues de ces accords de libre-échange.
(RFI 15/04/2019)

Géopolitique : FMI, G20 : le syndrome du « jusqu'ici, tout va bien »

Avril 2019

A Washington, les ministres des Finances du monde entier n'ont pu que constater le ralentissement de la croissance et la montée des risques pesant sur l'économie mondiale. Chacun veut se persuader que la situation va s'améliorer alors que les périls sont plus que jamais menaçants.
Les réunions à Washington au siège du Fonds monétaire international (FMI) se suivent et se ressemblent d'année en année. Dans la capitale américaine, des centaines de ministres, gouverneurs de banques centrales et de conseillers y débattent des grandes problématiques économiques et financières mondiales sans que cela ne débouche sur des actions concrètes. Au terme de la semaine qui vient de s'écouler , il reste la fâcheuse impression que tout le monde croise les doigts pour que la situation ne dégénère pas plus et qu'une déflagration mondiale n'interviendra pas. C'est le syndrome du défenestré où un être humain qui vient de sauter du haut d'un gratte-ciel se dit, étage après étage : « jusqu'ici tout va bien ».
Prégnance des antagonismes nationaux
Il ne pouvait en être autrement tant les antagonismes nationaux sont prégnants. Seule une crise majeure, comme celle de 2008, est capable de faire bouger de manière décisive les lignes et de déclencher un réel élan de coopération internationale. C'est loin d'être le cas aujourd'hui. Encore moins avec une administration américaine qui n'a que faire du multilatéralisme et qui entend se concentrer sur ses propres affaires.
De plus, les Etats-Unis connaissent actuellement leur plus longue période de croissance ininterrompue. Le secrétaire au Trésor américain, Steven Mnuchin, a d'ailleurs pressé les autres pays d'agir « résolument » pour doper la croissance mondiale en agissant notamment sur le commerce. Justement, sur le plan commercial, les ministres espèrent que Washington et Pékin trouveront enfin un terrain d'entente. Ce qu'a laissé entrevoir le secrétaire au Trésor américain, Steven Mnuchin.
Fracture entre Américains et Européens
Mais une autre fracture entre Américains et les Européens risque de s'élargir. En raison du conflit Airbus-Boeing et aussi sur l'automobile, Donald Trump devant se décider mi-mai s'il taxe les importations européennes. Il n'y a guère que sur la fiscalité internationale que l'on puisse entrevoir un début de solution pour taxer les géants du numérique. Un accord n'est pourtant pas attendu avant l'an prochain.
Les tensions commerciales demeurent , l'endettement public et privé continue de croître au niveau mondial et les travaux de réformes du système commercial tardent. Face au manque de moyens budgétaires, les pressions politiques sur les banques centrales s'accentuent pour qu'elles fassent plus. Que ce soit par une baisse des taux ou par l'achat de titres de dettes publiques. Au fil des années, le modèle de croissance mondiale fondé sur l'endettement persiste. Dans ses rapports, le FMI le dit à demi-mot.
Manque de réaction coordonnée
Si les Etats-Unis affichent encore une conjoncture robuste, tel n'est pas le cas de l'Union européenne, du Japon, voire de la Chine. Le FMI a encore dit que l'Allemagne et les Pays-Bas disposaient de marge de manoeuvre budgétaire. Ils devraient accroître leurs investissements. Pour l'heure, l'Europe est bien le parent pauvre de la conjoncture mondiale. Incertitudes sur la politique italienne, effets induits d'un Brexit qui tarde à se dessiner et montée des populismes entravent sérieusement la capacité de réaction des Européens. Quant au Japon, toujours engoncé dans une crise qui dure depuis près de trente ans, ses marges de manoeuvre y sont aussi limitées.
Chacun se débat donc dans ses propres difficultés qui sont loin d'être surmontées. En zone euro, ainsi, l'union bancaire et des marchés de capitaux demandée de longue date par le FMI reste à faire. Comme de coutume, la montée des périls a été pointée du doigt à Washington. Faudra-t-il attendre une crise d'ampleur avant d'assister à une véritable mobilisation générale ? C'est à craindre.
(Les Echos 15/04/2019)

Le point Energies et Efficacité Énergétique par Sandrine CAUVIN, Analyste-Gérante chez OTEA Capital.

Avril 2019

Les prix du pétrole (référence Brent), se sont stabilisés au-dessus de 70$, à 71,55$ en clôture vendredi. Au-delà des fondamentaux, c’est le regain de tensions en Libye qui a été le principal soutien des prix. En effet, l'avancée des troupes du maréchal Haftar sur Tripoli fait craindre une réduction des exportations du pays. La production libyenne, qui était revenue sur ses plus hauts à 1,1 Mb/j après le redémarrage du champ principal de Sharara, ne se retrouve pas forcément à risque, mais les exportations, qui se font à partir de terminaux proches des lieux de combat, le sont en revanche davantage. La nouvelle importante de la semaine, sur le secteur pétrolier, concerne l’opération de rachat d’Anadarko Petroleum lancée par Chevron pour un montant de 33 Md$. Au-delà des synergies de l’opération liées aux économies d’échelle sur le GNL et dans le Golfe du Mexique, cette acquisition illustre selon nous plusieurs éléments. Le premier étant qu’il va falloir satisfaire une demande de pétrole qui ne cesse de croître malgré les gains en efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables. La demande de pétrole devrait en effet continuer de croître d’environ 1 Mb/j chaque année. Face à un sous-investissement important depuis la chute des prix en 2014, l’offre risque de manquer par rapport à la demande. Il est temps aujourd’hui pour les compagnies pétrolières de relancer les investissements afin de faire croître leur taux de renouvellement de réserves et assurer leur croissance future. Pour cela deux options s’offrent à elles : soit investir dans le développement de nouveaux champs, soit faire des acquisitions. Sachant qu’un projet d’investissement sur du pétrole conventionnel met en moyenne de 3 à 5 ans pour aboutir entre la découverte et la mise en production, et qu’il est difficile de prévoir à quel cours sera le baril à l’issue de ce processus, les groupes pétroliers auront tendance à favoriser une opération de croissance externe qui permet d’acquérir et de compléter un portefeuille d’actifs en limitant les risques d’échec, en gagnant du temps et en réduisant les coûts quand les valorisations des cibles sont attractives. Enfin, dans le cas de l’offre de Chevron sur Anadarko, l’opération se fait sur le sol américain, et elle concerne une société de pétrole de schiste, présente sur le bassin le plus prolifique, celui du Permian. Le pétrole de schiste américain offre un potentiel indéniable mais qui devient plus difficile à développer pour les indépendantes américaines. Les gains de productivité mis en avant pour justifier la résistance surprenante de ces sociétés pendant la phase de baisse des prix semblent finalement limités. Selon une étude menée par Bloomberg sur plus de 30 sociétés de pétrole de schiste, le « free cash flow » de ces sociétés était encore en 2018 négatif sur l’ensemble des bassins de production. Au final, les sociétés de ce secteur (dans leur ensemble) n’ont jamais dégagé de cash flows positifs depuis leur lancement. De plus, les actionnaires en mal de dividendes insistent depuis maintenant plus d’un an pour que les entreprises qui ont investi sans cesse afin de développer leur production ralentissent le rythme, et se concentrent sur la rentabilité. Dans ce contexte, nous ne serions pas surpris de voir d’autres opérations suivre sur les prochaines semaines. Des acteurs comme Noble Energy, Devon Energy, Diamondback Energy ou encore Cimarex Energy détiennent des positions sur le bassin Permian, qui représente près de la moitié de la totalité de la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis.

Le point Energies et Efficacité Énergétique par Sandrine CAUVIN, Analyste-Gérante chez OTEA Capital

Avril 2019

Les prix restent soutenus, à 70,58$ pour le Brent, ce qui ne nous surprend pas au regard des dernier chiffres publiés sur la production des différents acteurs, qui mettent en évidence des contraintes qui continuent d’affecter les productions iraniennes et vénézuéliennes et d’un regain de tensions en Libye (offensive du maréchal Haftar contre la capitale libyenne). Les estimations Bloomberg font ressortir une production OPEP de 30,385 Mb/j en mars, soit une baisse mensuelle de 295 kb/j. L’Arabie Saoudite produisant 9,82 Mb/j, son niveau le plus bas depuis février 2015, et en recul de 1,3 Mb/j depuis novembre dernier. Le pays prend ainsi à sa charge l’essentiel de l’effort des pays producteurs pour réduire l’excès d’offre. L’agence américaine de l’énergie (EIA) a, par ailleurs, publié une production américaine en recul de 90 kb/j sur le mois de janvier, à 11,87Mb/j. Il convient cependant de relativiser cette baisse qui intervient après un mois de décembre record. A noter également la stratégie opérée par l’Arabie Saoudite ces derniers mois, à savoir de rediriger ses volumes de pétrole des Etats-Unis vers la Chine. L’impact est double : une réduction de l’offre sur la zone qui est la plus sensible étant donné la publication de statistiques hebdomadaires sur les stocks de pétrole, et un gain de part de marché sur la zone dont la croissance de la demande est la plus dynamique. La surprise du début de semaine, liée à la forte amélioration du PMI Manufacturier chinois, a apporté un coup de fouet supplémentaire. En ressortant à 50,5 sur le mois de mars, le PMI est non seulement repassé au-dessus des 50 pour la première fois depuis novembre dernier, mais il enregistre également la plus forte hausse mensuelle depuis mars 2012. Géopolitique et tensions au niveau de l’offre sont donc les principaux soutiens actuels et renforcent notre scénario d’un retour des prix dans la zone des 80$ à court terme.

Monde : Round d’observation en Bourse avant les banques centrales et les résultats trimestriels

Avril 2019

La Bourse de Paris est attendue hésitante en ce début de semaine dominée par les banques centrales, les discussions commerciales sino-américaines et les premières publications au titre du premier trimestre, en France et aux Etats-Unis.
Après avoir inscrit de nouveaux plus hauts de l’année vendredi, la Bourse de Paris s’oriente vers une ouverture hésitante. Les investisseurs tentent d’analyser la portée des avancées effectuées dans les discussions commerciales sino-américaines ainsi que celle des chiffres meilleurs que prévu de l’emploi aux Etats-Unis le mois dernier. Le marché surveillera par ailleurs en fin de semaine les premiers résultats d’entreprises au titre du premier trimestre, avec LVMH, mercredi, et les banques américaines JPMorgan Chase et Wells Fargo vendredi. Les valeurs pétrolières devraient être entourées alors que les cours poursuivent leur progression sur fond de risque de nouvel embrasement en Libye.
Les discussions commerciales se poursuivent
Washington et Pékin vont poursuivre leurs discussions sur les différends non encore résolus après les progrès de la semaine dernière, rapporte l’agence Chine nouvelle (Xinhua). Larry Kudlow, le conseiller économique de la Maison-Blanche, a quant à lui déclaré que les deux parties « sont de plus en plus proches » d’un accord, ajoutant que des négociateurs de haut rang vont poursuivre les discussions cette semaine.
Le marché devrait également réserver un bon accueil aux informations selon lesquelles le gouvernement chinois va poursuivre son mouvement de réduction du taux de réserves obligatoires des banques afin de faciliter l’accès au crédit des petites et moyennes entreprises alors que Pékin tente d’enrayer le ralentissement de l’économie.
Focus sur la Fed et la BCE
Les banques centrales seront surveillées cette semaine avec le compte-rendu, mercredi, de la réunion du conseil de politique monétaire de la Fed des 19 et 20 mars. Donald Trump s’est invité dans le débat qui partage la Réserve fédérale concernant la faiblesse de l’inflation. Se posant en défenseurs de l’accès au crédit, Donald Trump et Larry Kudlow mettent en avant la faiblesse de l’inflation pour plaider en faveur de baisses des taux d’intérêt, même si l’économie reste solide. A suivre, également mercredi, la décision du conseil des gouverneurs de la BCE
Le feuilleton du Brexit devrait également s’enrichir de nouveaux épisodes cette semaine alors que la Première ministre tente toujours de trouver un accord avec l’opposition travailliste sur un projet alternatif de sortie qu’elle pourrait présenter au Conseil européen de mercredi. Ce dernier devra se prononcer sur la demande de report présentée vendredi dernier par Theresa May. Pour l’heure, le divorce doit intervenir le 12 avril. La Chambre des lords doit se prononcer aujourd’hui sur une motion, déjà approuvée par la Chambre des communes, et qui forcerait Theresa May à consulter les parlementaires sur la durée du report qu’elle entend obtenir des 27. Si cette loi est adoptée, la Première ministre devra présenter son projet de report devant le Parlement mardi.
(Les Echos Investir 08/04/2019)

US : États-Unis : nouvelle démission à la Maison-Blanche

Avril 2019

Donald Trump a annoncé, dimanche, le départ de Kirstjen Nielsen, ministre de la Sécurité intérieure, sur fond de tensions autour de la politique migratoire.
La valse des ministres continue au 1600 Pennsylvania Avenue. Dimanche, Donald Trump a annoncé dans un tweet le départ de Kirstjen Nielsen, ministre de la Sécurité intérieure. Un départ qui survient alors que le président américain se trouve de plus en plus frustré face aux obstacles que rencontre sa politique d'immigration, et ce, alors que le nombre d'interpellations de migrants clandestins atteint des sommets. Dimanche soir, dans un bref message posté sur le réseau à l'oiseau bleu, Donald Trump a ainsi déclaré : « La ministre de la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen va quitter ses fonctions, et je voudrais la remercier pour son travail. » Il a ajouté qu'il la remplaçait par Kevin McAleenan, jusque-là chef du service américain des douanes et de protection des frontières (CPB). Ce dernier aura le titre de ministre de la Sécurité intérieure par intérim.
Le président américain s'était justement rendu vendredi avec Kirstjen Nielsen à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, où il a commencé à faire ériger un mur pour empêcher le passage des candidats à l'immigration illégale. Il se plaint régulièrement de la faiblesse des lois américaines sur l'immigration et bataille avec le Congrès pour financer ce mur qui est l'une des principales promesses de sa campagne de 2016. « Notre pays est au COMPLET ! » a tweeté Donald Trump dimanche soir, reprenant une expression qu'il martèle depuis cette visite. La police aux frontières estime à plus de 100 000 au mois de mars le nombre d'interpellations d'immigrants qui transitent par le Mexique, mais sont pour la plupart originaires de trois pays d'Amérique centrale : Honduras, Salvador, Guatemala. Il s'agit, selon elle, du plus haut total mensuel depuis environ 10 ans.
Dans ce contexte, le départ de la ministre de Sécurité intérieure apparaît comme une nouvelle manifestation de l'impatience du milliardaire républicain face à ce qu'il perçoit comme une absence de progrès sur un dossier qui est un marqueur de sa présidence. Le président avait reçu Kirstjen Nielsen en fin de journée, dimanche, mais la ministre était arrivée sans aucune intention de démissionner, selon le Washington Post. Peu après l'annonce de son départ par Donald Trump, elle a publié sur Twitter sa lettre de démission. « Malgré nos progrès dans la réforme de la Sécurité intérieure [...], j'ai estimé qu'il était temps pour moi de partir », a-t-elle écrit.
Une ministre très critiquée
La position de Kirstjen Nielsen, 46 ans, est apparue à plusieurs reprises fragilisée ces derniers mois. En juin 2018, elle avait dû défendre publiquement la politique de séparation des familles de migrants qui avait scandalisé le monde, devenant le visage stoïque d'une décision à laquelle elle était pourtant réputée ne pas être favorable. Donald Trump avait finalement reculé devant le tollé et mis fin à cette pratique consistant à séparer les enfants de leurs parents dans un but de dissuasion. Les démocrates ont immédiatement interprété le départ de la ministre de la Sécurité intérieure comme une nouvelle escalade dans sa politique anti-immigration.
« Quand même les voix les plus radicales de l'administration ne sont plus assez radicales pour le président Trump, on voit bien qu'il a complètement perdu le contact avec le peuple américain », a dénoncé Chuck Schumer, le chef de la minorité démocrate au Sénat. Plusieurs candidats démocrates à la présidentielle de 2020 ont eu des mots durs pour Kirstjen Nielsen. Elle a « défendu la politique inhumaine de séparation », a tweeté la sénatrice Kamala Harris. Elle « devrait avoir honte », a renchéri Elizabeth Warren, sénatrice et candidate démocrate à la présidentielle. Donald Trump a multiplié ces dernières semaines les signes de sa volonté d'aller plus loin sur l'immigration. Il a déclaré une situation d'urgence nationale pour pouvoir mobiliser des milliards de dollars nécessaires à la construction du mur frontalier.
Il a menacé la semaine dernière le Mexique d'une fermeture de la frontière, estimant qu'il ne faisait pas suffisamment pour empêcher les migrants d'Amérique centrale de traverser son territoire. Donald Trump a finalement renoncé face aux avertissements dans son propre camp sur les conséquences dévastatrices qu'aurait eues une telle mesure pour l'économie. Mais il a encore mis en garde le Mexique dimanche : agissez ou « nous n'aurons pas d'autres choix que de fermer la frontière et/ou introduire des taxes » douanières. Enfin, il a décidé la semaine dernière de changer de candidat à la direction de la police anti-immigration (ICE). « Nous voulons aller dans une direction plus dure », a-t-il justifié. Kirstjen Nielsen avait rejoint l'administration de Donald Trump en janvier 2017 en tant que collaboratrice de son Premier ministre en charge de la Sécurité intérieure, John Kelly. Elle avait été nommée pour lui succéder en octobre 2017. Kirstjen Nielsen rejoint le bataillon déjà très fourni des ministres et responsables de l'administration Trump à avoir quitté leurs fonctions depuis les débuts du président républicain.
(Le Point 08/04/2019)

Europe : Brexit, ce « no deal » dont personne ne veut en Europe

Avril 2019

Alors que l'échéance approche pour le Brexit, avec une date butoir au 12 avril pour trouver un accord, la perspective d'un « no deal » semble s'éloigner. Malgré leur agacement face aux tergiversations de Londres, les dirigeants européens n'envisagent pas sérieusement une telle hypothèse, dont le coût économique et sécuritaire serait incommensurable pour l'Europe. L'hypothèse d'un nouveau report prend donc corps.
Vous reprendrez bien quelques longs mois de Brexit ? Si les Européens se sont réjouis de la volonté de Theresa May de dialoguer avec l'opposition travailliste en vue d'un éventuel compromis, la prudence reste de mise à Bruxelles : de longues tractations avec Londres ont enseigné aux Vingt-Sept à quel point « le compromis est quasiment impossible » dans un système où domine, en matière de débat, « la lutte à mort », lâche un poids lourd de la machine européenne.
Situation perverse
Faudra-t-il, dès lors, accepter la perspective d'un « no deal » le 12 avril au soir ? En réalité, presque personne ne l'envisage. C'est toute la perversité de la situation actuelle : tout en multipliant les préparations au no deal, et en communiquant abondamment sur ce sujet, les Européens ont tout intérêt à éviter ce scénario. « Presque tout le monde se retrouve sur cette idée fondamentale : en aucun cas nous ne voulons porter la responsabilité d'un no deal », résume une source diplomatique.
Le Brexit étant, d'abord, une bataille idéologique, pas question d'offrir aux « hard Brexiters », sur un plateau, les arguments de leurs futures diatribes à l'encontre de l'UE. Pour cette simple raison, les Européens ont toutes les chances, lors de leur sommet du 10 avril, de repousser l'échéance. Donald Tusk, le Polonais qui préside la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement, a d'ailleurs fait savoir qu'il soumettrait l'idée d'une extension « flexible</a> » de l'adhésion à l'UE du Royaume-Uni, pour douze mois au plus. Theresa May, elle, a formellement demandé une prolongation jusqu'au 30 juin 2019.
Sueurs froides
Si l'idée d'une extension s'installe dans les esprits, c'est, plus fondamentalement, que l'hypothèse du no deal donne des sueurs froides aux Européens. Certes, le coût des tergiversations devient chaque jour plus flagrant. En polluant le débat européen, le Brexit empêche d'avancer sur tous les sujets urgents. Et en maintenant une incertitude permanente, il finit par coûter cher aux acteurs économiques</a> comme aux Etats qui mettent en place des mesures de contingence. Au plan strictement économique, « le jour viendra où le no deal finira par sembler moins coûteux que d'éternelles prolongations », poursuit la même source, qui assène :« Nous en avons tous ras le bol de nous réunir toutes les trois semaines pour venir écouter les nouvelles idées de Theresa May »
Mais ces arguments ne suffiront probablement pas à faire pencher les Vingt-Sept pour le no deal dans un futur proche. D'abord, parce que les marchés n'ont pas encore intégré son véritable coût. En réalité, il aurait des conséquences économiques violentes</a> , et l'Europe n'a guère besoin d'un tel coup de massue alors qu'elle traverse une mauvaise passe économique. Il suffit, pour s'en convaincre, d'observer les difficultés du secteur automobile allemand.
L'impossible confrontation
Surtout, cette négociation historique est bien plus qu'économique : c'est tout l'avenir géostratégique du continent européen qui est en jeu. Et sur ce plan, la frilosité d'Angela Merkel devant le no deal est contagieuse. Comment ne pas redouter les conséquences d'un tel scénario sur la stabilité politique de l'île d'Irlande ? Comment ne pas, surtout, s'inquiéter d'une relation devenue délétère avec l'autre pays européen disposant de la dissuasion nucléaire et d'un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU ? Comment opter pour la confrontation avec ce qui reste, aujourd'hui, le véritable centre financier de l'UE ? Comment ne pas imaginer que la détérioration des relations avec Londres n'entraîne de sérieuses conséquences, le Royaume-Uni livrant une forme de concurrence déloyale à l'Union européenne ? Ces hypothèses peuvent sembler lointaines ; elles n'en sont pas moins l'inavoué de ce grand bras de fer.
Se serrer les coudes face aux menaces
Dès qu'on interroge les spécialistes des questions de défense, il apparaît clairement que personne n'envisage l'avenir de l'Union européenne sans un lien étroit avec Londres. Dans un environnement stratégique international dont, selon le directeur de l'Ifri, Thomas Gomart, « la principale caractéristique est la rapidité de la dégradation », les Européens savent à quel point il est devenu urgent, pour eux, de se serrer les coudes face aux menaces.
L'apaisement, seule solution
Qu'ils le veuillent ou non, les Européens sont donc condamnés à chercher l'apaisement avec Londres. D'où l'idée d'une prolongation longue de l'adhésion du Royaume-Uni à l'UE qui pointe. Une prolongation qui impliquerait la participation du pays aux prochaines élections européennes et son maintien, pour de longs mois encore, dans la machine européenne. L'argument de certains Brexiters, selon lequel le no deal coûterait plus cher aux Européens qu'à leur pays, a toujours fait sourire les Vingt-Sept en matière commerciale. Force est de reconnaître qu'au plan stratégique, ils n'avaient pas tout à fait tort.
(Les Echos 08/04/2019)

France : Macron et Philippe face au délicat chantier de la sortie du grand débat

Avril 2019

Edouard Philippe participe ce lundi à la restitution. « Avec le grand débat, il y a eu un vrai mouvement citoyen. Maintenant il faut transformer l'essai car il y a de fortes attentes sur la sortie », indique l'Elysée. Emmanuel Macron donnera, à partir du 15 avril, le ton.
« Après ce grand débat, rien ne sera comme avant. » Dans les colonnes du « Parisien » dimanche, Sibeth Ndiaye, la nouvelle porte-parole du gouvernement a mis la barre très haut. Initié en décembre au plus fort de la crise des « gilets jaunes », démarré en janvier et achevé fin mars, ce grand débat a rempli son premier objectif en permettant aux Français de s'exprimer avec 1,9 million de contributions envoyées.
Autre motif de satisfaction : le grand débat a aussi permis à l'exécutif de sortir de son duel avec les « gilets jaunes », dont la mobilisation baisse semaine après semaine. Samedi dernier, pour leur « acte XXI », ils n'ont mobilisé que 22.300 personnes en France, selon le ministère de l'Intérieur. Soit le nombre de manifestants le plus faible depuis le lancement du mouvement, le 17 novembre.
La contestation n'est pas achevée, mais elle s'essouffle. Revers de la médaille, si le grand débat a contribué à cet essoufflement, les réponses devront être à la hauteur des attentes, sous peine de relancer la grogne sociale. « Avec le grand débat, il y a eu un vrai mouvement citoyen. Maintenant il faut transformer l'essai car il y a de fortes attentes sur la sortie », confirme l'Elysée.
Pression au maximum
La pression sur l'exécutif est donc au maximum. L'atterrissage débute ce lundi au Grand Palais, à Paris. Edouard Philippe, entouré des garants et des ministres qui ont animé ce débat - Emmanuelle Wargon et Sébastien Lecornu -, jouera la première étape : la restitution et la synthèse de cette consultation géante. Le Premier ministre ne fera pas d'annonce. D'abord parce que tous les arbitrages n'ont pas encore été rendus, ensuite parce qu'elles seront faites par Emmanuel Macron, à partir du 15 avril, sous une forme qui reste à déterminer.
« Lundi, les Français devront se reconnaître dans ce qui a été dit », confirme l'entourage du Premier ministre. Il s'agit en effet de montrer aux Français qu'ils ont été entendus, même si tous ne trouveront pas une réponse positive à leurs propositions et revendications.
Edouard Philippe s'exprimera mardi devant l'Assemblée nationale et mercredi devant le Sénat, et il devrait être plus précis sur le calendrier ou encore la méthode.
Macron sur une ligne de crête
Puis le temps sera celui d'Emmanuel Macron. Le chef de l'Etat doit s'exprimer à partir de la mi-avril et donner ses premières propositions. Une certitude : les réponses au grand débat seront multiples et étalées dans le temps. Elles constitueront le socle de la politique du gouvernement pour la seconde partie du quinquennat.
La semaine dernière, Edouard Philippe a évoqué des « réponses puissantes ». De son côté, Emmanuel Macron a commencé à tracer les contours lors de son déplacement à Saint-Brieuc . Les conclusions du grand débat ne seront « ni un reniement, ni un entêtement », et il n'est pas question d'apporter des réponses à chacune des revendications des Français.
Le président, dont le regain d'opinion favorable reste fragile, se trouve donc sur une étroite ligne de crête : donner des signes de rupture avec la façon dont il a présidé depuis deux ans, sans se renier sur le fond. Dire aux Français qu'il les a entendus et répondre à des urgences, tout en prévenant déjà qu'il y aura les inévitables déçus. Pour Emmanuel Macron, il ne s'agit pas uniquement de donner des réponses économiques et sociales, cela a déjà été fait le 10 décembre, mais aussi de renouer un lien profondément abîmé entre les Français et leurs élus. De leur côté, les oppositions ne relâchent pas leur pression. « Il est temps d'en sortir, avec une vraie vision et des actes vigoureux », a demandé dimanche Laurent Wauquiez, le patron de LR, dans les colonnes du « JDD ».
(Les Echos 08/04/2019)

Émergents : Brésil : Bolsonaro, 100 jours de turbulences

Avril 2019

En fonction depuis janvier, le président brésilien est confronté à de nombreux obstacles qui ont rapidement entaché sa cote de popularité.
Jair Bolsonaro, qui a pris le pouvoir en janvier en promettant d'en finir avec la corruption et la « vieille politique », a connu un début de mandat avec des couacs en série qui entament sa popularité et mettent en doute sa capacité à appliquer son programme de réformes. Le président d'extrême droite atteindra mercredi le cap symbolique des cent jours à la tête du Brésil, mais il semble n'avoir jamais connu l'état de grâce dont jouit normalement un chef de l'État fraîchement élu.
« Le moins que l'on puisse dire, c'est que son début de mandat est décevant », affirme Thomaz Favaro, du cabinet de consultants Control Risks. « Il y avait une fausse idée selon laquelle il bénéficiait d'une base de soutien solide, mais je crois qu'on s'aperçoit que cette base n'est pas aussi solide qu'on le pensait », ajoute-t-il. Bien que ses dérapages racistes et homophobes hérissent ses opposants, Jair Bolsonaro, 64 ans, a séduit des millions d'électeurs avec son discours sécuritaire et sa promesse d'éradiquer la corruption. Mais il s'est montré incapable de mettre en pratique son projet de gouverner sans compromis avec la myriade de partis qui composent le Congrès brésilien, très atomisé.
Des difficultés exacerbées ces dernières semaines, avec des débats houleux au Parlement et le manque de cohésion affiché dans ses rangs autour de la réforme des retraites considérée comme cruciale par les marchés. Le chef de l'État lui-même a défrayé la chronique en raison d'une prise de bec virulente avec le président de la Chambre des députés Rodrigo Maia, qui lui a reproché de « s'amuser à gouverner ». « Bolsonaro a montré ces dernières semaines un visage qui a justifié certaines craintes à son égard », explique William Jackson, analyste chez Capital Economics.
Des difficultés "à mettre en oeuvre ses réformes"
« Son manque d'expérience, la détérioration de ses relations avec le Congrès et ses difficultés à mettre en place une coalition ont entravé sa capacité à mettre en œuvre ses réformes », a-t-il aussi souligné. Jair Bolsonaro a toutefois tenté de montrer ces derniers jours un autre visage, plus conciliateur, en recevant notamment des leaders de partis du centre. « Pour lui, la réforme des retraites, ça passe ou ça casse », prévient David Fleischer, politologue de l'université de Brasília. « Si elle ne passe pas, son gouvernement n'aura plus de marge de manœuvre et sera à la dérive jusqu'à la fin de son mandat », en 2022. Le président d'extrême droite est tout de même parvenu à satisfaire son électorat avec un décret qui assouplit la détention d'armes.
Sur le plan économique, le succès des enchères récentes de concessions d'aéroports, de ports et de voies ferrées a montré que les investisseurs continuent de miser sur le Brésil et que son vaste plan de privatisations est bien sur les rails. Mais pour des réformes plus complexes comme celle des retraites, il a besoin du soutien du Congrès. Sa formation, le Parti social-libéral (PSL), a beau être une des mieux représentées à la Chambre des députés, elle ne dispose que de 54 sièges sur les 513.
Jair Bolsonaro espérait s'appuyer sur des lobbys parlementaires qui transcendent les partis, le fameux « BBB » (Bœuf, Balle et Bible), représentant les intérêts de l'agronégoce, de l'industrie des armes et des évangéliques, mais il s'est vite aperçu que la « vieille politique » des arrangements entre partis revenait au galop.
"Sa cote de popularité est en train de chuter"
Sans compter les tensions au sein de son propre gouvernement, entre le pragmatisme des militaires et l'impétuosité des ministres pressés de mettre en place une politique ultraconservatrice particulièrement clivante. « Il doit constamment jouer les funambules », dit Thomaz Favaro. « Il risque d'avoir de plus en plus de mal à former une coalition parlementaire parce que sa cote de popularité est en train de chuter », ajoute-t-il.
Le taux d'approbation de Jair Bolsonaro est passé de 67 % en janvier à 51 % en mars, le pire résultat pour un président brésilien après trois mois de mandat. Sa crédibilité a notamment été entamée par une certaine maladresse au moment d'aborder des sujets sensibles. En préconisant la semaine dernière des commémorations pour le 55e anniversaire du coup d'État militaire de 1964, il a été taxé de négationnisme. Un sentiment renforcé mardi, quand il a affiché sa conviction que le nazisme était de gauche, juste après une visite du musée de l'Holocauste à Jérusalem.
Son image a également été égratignée par des soupçons de malversations financières qui pèsent sur son fils aîné, tandis que l'influence grandissante de son cadet fait grincer des dents et a même fait tomber un ministre, après une passe d'armes sur Twitter.
(Le Point 07/04/2019)

Géopolitique : Nations unies : le pari européen au Conseil de sécurité

Avril 2019

Dans un ordre international disloqué, l’Europe peut faire entendre une voix singulière, analyse Marie Bourreau, correspondante du « Monde » aux Nations unies.
C’est une photo de famille désormais ordinaire. Qu’il s’agisse de la crise au Venezuela, du conflit israélo-palestinien, de l’Ukraine ou de l’Iran, les membres européens du Conseil de sécurité montent au créneau pour faire entendre leur voix et affirmer leurs différences.
Les ambassadeurs, les uns à côté des autres, lisent une déclaration négociée entre les représentants de la France, du Royaume-Uni et les membres non permanents : l’Allemagne, la Pologne et la Belgique. Les cinq ne perdent plus une occasion de montrer qu’ils s’émancipent des trois grands acteurs stratégiques actuels que sont les Etats-Unis, la Chine et la Russie.
Cette mutualisation des forces européennes répond à une réalité sous-jacente que le représentant français à l’ONU, François Delattre, définit comme « le grand retour de la géopolitique ». La montée en puissance spectaculaire de la Chine en miroir de la bascule américaine vers un retrait des affaires du monde offre l’occasion aux Européens de jouer un rôle de médiateur et de défenseur d’un multilatéralisme menacé par les tentations nationalistes et populistes. A condition de savoir rester unis et de résister aux pièges des divisions tendus par Washington, Moscou ou Pékin.
Cela ne va pas aller sans mal. La petite musique des dissensions s’est fait entendre plusieurs fois, notamment lors de l’adoption du pacte mondial pour une migration sûre, régulière et ordonnée en décembre 2018 : cela a conduit à l’éclatement, en Belgique, de la coalition entre les libéraux de Charles Michel et les régionalistes flamands de la N-VA et a fait voler en éclats le peu de solidarité qui subsistait parmi les Vingt-Huit sur ce sujet.
Au sein du Conseil de sécurité, les Européens vont devoir aussi cultiver leur relation avec les Etats africains – Guinée équatoriale, Afrique du Sud et Côte d’Ivoire –, qui affirment de plus en plus leur indépendance vis-à-vis de leurs anciennes colonies et n’hésitent plus à s'aligner sur Moscou et Pékin (...).
(Le Monde 08/04/2019)

Le point Energies et Efficacité Énergétique par Sandrine CAUVIN, Analyste-Gérante chez OTEA Capital.

Avril 2019

Nouvelle semaine de progression pour le pétrole, qui affichent une hausse de 2,0% pour le Brent à 68,39$ et de 1,9% pour le WTI à 60,14$. Les investisseurs étant toujours partagés entre d’un côté des inquiétudes sur le ralentissement de l’économie mondiale et de l’autre des signes évidents de tensions sur l’offre de brut. Les craintes sur le ralentissement de la croissance sont alimentées par la baisse des indices manufacturiers (PMI), de l’inversion de la courbe des taux aux Etats-Unis et du ton accommodant des banques centrales. Du côté de l’offre pétrolière, le Venezuela se retrouve à nouveau paralysé par une panne d’électricité, ce qui menace davantage sa production de pétrole, déjà touchée par le manque de moyens du pays pour entretenir et investir dans cette industrie et les sanctions américaines. La Chine profite de la situation et continue ses achats de pétrole « bon marché » en provenance du Venezuela et d’Iran, alors que d’autres pays ont arrêté de s’approvisionner auprès de ces producteurs compte tenu des sanctions. Soulignons que la demande de produit raffiné en Chine affiche une croissance de 7,5% sur un an, soit au-dessus des attentes. L’évolution de la courbe des futures, aussi bien sur le Brent que sur le WTI (écart entre le prix à 1 mois et le prix à 6 mois), montre que les marchés physiques se resserrent, ce qui indique une certaine raréfaction de l’offre par rapport à la demande. Dans ce contexte, le président Trump a de nouveau mis la pression sur l’OPEP, via un tweet, lui demandant d’augmenter sa production car les prix sont trop hauts. Cependant, ce tweet aura eu peu d’effet sur les cours qui sont momentanément baissé après l’intervention du président américain mais ce sont rapidement ressaisis alors que le marché a compris que l’OPEP ferait la sourde oreille. Alors que les dérogations sur les importations de brut iranien vont bientôt arriver à expiration, il semble très improbable que l’OPEP répète l’erreur de l’été dernier (augmentation de la production avant le démarrage des sanctions), et qu’elle attendra sûrement la décision de l’administration américaine avant d’agir.

Monde : Le Cac 40 progresse de plus de 1% grâce au sursaut de l’industrie chinoise.

Avril 2019

La Bourse de Paris est dopée par les signes de retour à la croissance de l’activité manufacturière en Chine. Les valeurs liées aux matières premières, à l’automobile et aux semi-conducteurs ont le vent en poupe. La Bourse de Paris entame le deuxième trimestre en hausse, les signes de reprise de l’économie chinoise venant épauler les commentaires favorables sur le dernier round de négociations commerciales sino-américaines avant la venue du vice-Premier ministre chinois Liu He à Washington mercredi. Le marché reste par ailleurs soutenu par le sentiment que les banques centrales des pays du G7 continueront à faire preuve de patience en matière de hausse des taux afin de relancer leurs économies. Le Bureau chinois des statistiques a annoncé dimanche que son indice PMI d’activité manufacturière avait rebondi à 50,5 en mars après 49,2 en février, renouant ainsi avec la croissance. Publié ce matin, l’indice PMI établi par Caixin Markit reflète également un retour à la croissance de l’activité manufacturière, à 50,8, son premier passage au-dessus du seuil critique des 50 en quatre mois, après 49,9 en février. A l’inverse, l’indice PMI IHS Markit d’activité manufacturière est tombé à 47,5 en données définitives (47,6 en première estimation) pour la zone euro, son plus bas niveau depuis avril 2013. Celui de la France a été révisé en baisse à 49,7, contre 49,8 en première approche et 51,5 en février, tandis que celui de l’Allemagne a également été réduit à 44,1, son plus bas niveau depuis juillet 2012, contre 44,7 en données flash et 47,6 en février. Les députés britanniques sont appelés à une nouvelle série de votes indicatifs ce lundi qui devraient porter sur les motions ayant recueilli le plus de suffrages la semaine dernière, comme le maintien du Royaume-Uni dans l’Union douanière européenne ou un second référendum. Le Parlement tentera ainsi à nouveau de trouver un consensus sur les différentes options qui se dessinent pour le Brexit. Certains évoquent même un éventuel quatrième vote sur l’accord de retrait proposé par Theresa May plus tard dans la semaine. (Les Echos Investir 01/04/2019)

US : Les multinationales américaines ont rapatrié 665 milliards l'an dernier.

Avril 2019

La réforme fiscale encourageait les entreprises américaines à ramener leur trésorerie stockée à l'étranger. La vague a été moins massive que ne l'espérait Donald Trump, mais les chiffres demeurent impressionnants. Sur les quelque 4.000 milliards de dollars de profits stockés à l'étranger par les entreprises américaines depuis trente ans, « seuls » 665 milliards de dollars ont été rapatriés aux Etats-Unis l'an dernier sous l'effet de la réforme fiscale. Soit quatre fois plus que l'année précédente, mais moins que les milliers de milliards de dollars attendus par l'administration Trump, qui espérait ainsi donner un coup de pouce à l'investissement.Les chiffres publiés par le Département du commerce il y a quelques jours montrent qu'après des flux massifs en direction des Etats-Unis en début d’année, les entreprises ont nettement ralenti la cadence des rapatriements. Près de la moitié de la totalité des milliards renvoyés sur l'année l'ont été au premier trimestre, soit juste après le vote de la loi en fin d'année 2017. Moins de 86 milliards de dollars ont été rapatriés au dernier trimestre 2018. « Le flux devrait continuer à se tarir en 2019, souligne Grégory Daco, économiste chez Oxford Economics. Les entreprises n'ont pas besoin de renvoyer toute leur trésorerie aux Etats-Unis. Bien qu'il soit difficile de tracer ces flux, on peut supposer qu'elles en ont rapatrié une partie pour payer leurs impôts, pour faire des rachats d'actions et pour des fusions acquisitions. Mais très peu l'ont fait pour financer des investissements ». Les rachats d'actions ont de fait dépassé les 1.000 milliards de dollars en 2018, un record. La réforme fiscale visait initialement à encourager les entreprises à rapatrier les profits réalisés à l'étranger qu'elles stockaient hors des Etats-Unis pour éviter de payer un impôt sur les sociétés américain longtemps parmi les plus élevés du monde (l'administration Trump l'a ramené de 35 % à 21 %). Elle a donc créé une taxe à un taux unique pour ces fonds (15,5 % pour les actifs liquides, 8 % pour les actifs non liquides), s'appliquant en une fois sur tous les profits accumulés à l'étranger depuis 1986. La taxe n'oblige toutefois pas les entreprises à rapatrier leurs fonds. Et les conditions de financement, qui demeurent attrayantes aux Etats-Unis malgré le durcissement monétaire, tendent à encourager les entreprises à emprunter, plutôt qu'à puiser dans leurs coffres offshore. (Les Echos 31/03/2019)

Europe : Le Brexit, une tragicomédie sans issue.

Avril 2019

La jeunesse britannique - qui n'avait pas ou peu voté en 2016 - se sent trahie par le Brexit. Mais le nouveau référendum qu'elle appelle de ses vœux poserait un problème de légitimité démocratique. Pour la troisième fois, Theresa May a subi vendredi une humiliante défaite. Sa recherche d'un compromis avec les « Bolcheviks du Brexit » s'est révélée vaine. D'une manière ou d'une autre, via de nouvelles élections ou un nouveau référendum, il faudra en revenir au peuple, ses représentants ayant échoué à produire un résultat. Pendant que le monde politique s'enferme dans ses contradictions, la société, elle, commence à bouger. Selon un sondage réalisé il y a quelques jours, 54 % des Britanniques se prononceraient aujourd'hui en faveur du « Remain ». Ils n'étaient que 48 % en 2016. D'après les auteurs de cette étude la différence entre les deux dates, tient à un facteur et un seul, la jeunesse. Ceux qui n'avaient pas voté en 2016, ou ceux qui n'étaient pas en âge de le faire, ont rallié massivement le camp du Remain. Pour le reste, et c'est sans doute le plus préoccupant, les forces en présence sont toujours les mêmes, traduisant les divisions profondes qui existent au sein de la société britannique. Le Brexit va-t-il, toutes proportions gardées, devenir pour la Grande-Bretagne l'équivalent de ce qu'est la question palestinienne pour Israël, un problème insoluble et indépassable ? La mobilisation spectaculaire de près d'un million de personnes derrière le drapeau européen le week-end dernier dans les rues de Londres traduisait pour partie ce sursaut de la jeunesse. Il pourrait logiquement conduire à un nouveau référendum. Ce que le peuple a défait, le peuple peut le reconstruire. Le pouvoir exécutif tout comme le pouvoir législatif ont montré leurs limites au cours des presque trois dernières années. Lorsqu'elle n'était que ministre de l'Intérieur, j'avais eu l'occasion de dîner au côté de Theresa May. Elle m'avait frappé par son énergie, sa clarté, mais à aucun moment je n'avais vu en elle une nouvelle Margaret Thatcher. Elle semble avoir été - et la Grande-Bretagne et l'Europe avec elle - victime du principe de Peters, selon lequel on atteint très vite son niveau d'incompétence. Elle a voulu, au long de ce qui apparaît rétrospectivement comme un chemin de croix, faire preuve de résilience. Mais l'histoire retiendra son arrogance et dénoncera son impuissance. Du côté de l'opposition, ce n'était pas mieux, en fait c'était pire. Le parti travailliste n'aurait jamais dû être pris en main par Jeremy Corbyn. Sa présence au sommet de son parti est la résultante d'une trahison familiale digne d'une tragédie de Shakespeare. Si Ed Milliband ne s'était pas dressé, de manière démagogique, face à son frère David, l'opposition travailliste aurait eu un leader digne de ce nom, en la personne de l'ancien ministre des Affaires étrangères de Gordon Brown. David Milliband aurait permis, peut-être, l'existence d'une bien nécessaire, « union des modérés » qui aurait su faire passer les intérêts supérieurs de la nation avant toute considération partisane ou idéologique. Maintenant il est trop tard. Selon un autre sondage, 80 % des Britanniques se sentent humiliés par l'évolution du Brexit. Ils sont à leurs yeux devenus la risée du monde et, pour avoir voulu reprendre le contrôle de leur histoire, ils en ont totalement perdu le fil. « Les hommes font l'histoire, mais ils ne savent pas l'histoire qu'ils font », écrivait Karl Marx dans « Le Dix-huit Brumaire de Louis Napoléon ». Rarement l'histoire, du seul fait des limites des hommes (et des femmes) en responsabilité, a-t-elle balbutié de manière aussi caricaturale. Verra-t-on demain dans le Brexit « la mère de toutes les défaites », pas seulement pour la « mère des démocraties », mais pour la démocratie représentative dans son ensemble ? Le spectacle que donne la Chambre des communes ressemble de plus en plus à un film des Monty Python. Jamais les scénaristes de la version initiale - anglaise - de la série télévisée « House of Cards » n'auraient osé imaginer un déroulé aussi « abracadabrantesque » que celui d'une Chambre qui passe son temps à voter, comme un coq à qui l'on aurait tranché la tête continue à marcher… quelques instants encore. Le spectacle que donne la Chambre des communes ressemble de plus en plus à un film des Monty Python. Ceux - ils sont toujours plus nombreux - qui ne voient d'autre solution qu'un appel à un nouveau référendum, ont le bon sens, les intérêts de la Grande-Bretagne et de l'Europe pour eux. Le Brexit a démontré qu'il était une prise de risque excessive, pour l'intégrité de la Grande-Bretagne, comme pour l'avenir des citoyens britanniques et de fait celui de l'ensemble des Européens, à commencer par les Irlandais. Le Brexit a été une prise de risque excessive, pour l'intégrité de la Grande-Bretagne, comme pour l'avenir des citoyens britanniques. Pourtant, la solution d'un deuxième référendum est loin d'être évidente, tant sur le plan de la légitimité démocratique que sur celui de la faisabilité émotionnelle. La polarisation de la société britannique s'est comme rigidifiée au fil du temps. Ce qui est en jeu, dans les deux camps, ce sont avant tout des perceptions identitaires. On ne fait pas le bonheur des gens sans eux, sans les associer à la définition de leur avenir, disaient hier les critiques des politiques impériales de la France et de la Grande-Bretagne. On n'évite pas davantage le malheur des gens sans leur consentement. Comment expliquer aux vainqueurs de 2016 qu'ils ont été trompés, qu'ils se sont trompés et que pour le bien-être de tous, il faut revenir aux urnes ? Cela supposerait des élites responsables, courageuses, éclairées qui sachent faire passer l'intérêt supérieur de la Grande-Bretagne et de l'Europe avant tout calcul partisan ou personnel. Theresa May a mis sa démission dans la balance beaucoup trop tard, pour pouvoir garder encore une forme de légitimité ou de crédibilité. Les 27 peuvent-ils encore contribuer à sauver la Grande-Bretagne d'elle-même ? Encourager les forces proeuropéennes est une tentation légitime. Mais c'est aussi une stratégie délicate à manier qui peut se retourner aisément contre le camp du « Remain ». Les Britanniques n'ont pas connu de guerre civile depuis le milieu du XVIIe siècle. Mais sans aller jusqu'à évoquer des scénarios catastrophes, dans un pays dont la vie politique est infiniment moins violente que la nôtre, il existe pourtant un risque bien réel d'explosion dans le pays. « Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée » disait Alfred de Musset. Il faudra bien que la Grande-Bretagne parte ou revienne, pleinement. (Les Echos 01/04/2019)

France : Remaniement : Ndiaye, Montchalin et O font leur entrée au gouvernement.

Avril 2019

Pour remplacer Benjamin Griveaux au porte-parolat du gouvernement et Mounir Mahjoubi au numérique, Emmanuel Macron a choisi le premier cercle avec Sibeth Ndiaye et Cédric O. La députée LREM Amélie de Montchalin, juppéiste, devient secrétaire d'Etat aux affaires européennes. Cette fois, les choses n'auront pas aussi longtemps traîné que pour le dernier remaniement. Et après avoir passé ce dimanche matin avec l'ancien président Nicolas Sarkozy sur le plateau des Glières, Emmanuel Macron annonce, comme lui, ses remaniements le dimanche soir via un communiqué de l'Elysée tombé peu après 20 heures. Surprise de ce mini-remaniement, c'est sa conseillère presse à l'Elysée, Sibeth Ndiaye, trente-neuf ans, fidèle d'entre les fidèles, présente depuis le début de son ascension politique - elle l'a rejoint à Bercy - qui devient, à la place de Benjamin Griveaux, parti pour les municipales à Paris, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, porte-parole du gouvernement. Elle était pressentie jusqu'ici pour reprendre la communication du Château après le départ de Sylvain Fort. C'est un autre fidèle du chef de l'Etat, Cédric O, trentenaire, ex-HEC, issu de l'équipe des premiers « marcheurs », aussi conseiller d'Emmanuel Macron à Bercy, qui prend le poste de secrétaire d'Etat au numérique auprès du ministre de l'Economie et des Finances et du ministre de l'action et des comptes publics. Cédric O était depuis le début du quinquennat conseiller participations publiques et économie numérique au sein du pôle économie du cabinet d'Emmanuel Macron à l'Elysée. Il était aussi l'un de ces conseillers « partagés » avec Matignon. Enfin, alors que le nom de Clément Beaune, conseiller Europe et G20 d'Emmanuel Macron avait été envisagé, c'est la députée LREM Amélie de Montchalin, trentenaire, ex-HEC et Harvard Kennedy School, entrée chez En Marche en décembre 2016 après la défaite d'Alain Juppé à la primaire de la droite, qui devient secrétaire d'Etat aux affaires européennes auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, en remplacement de Nathalie Loiseau. Première vice-présidente du groupe LREM à l'Assemblée, ancienne « whip » de la commission des finances, son nom a été évoqué à chaque remaniement. « C'est la reconnaissance du travail accompli pour les trois », déclarait dimanche soir Matignon. « C'est le moyen de remuscler tout le dispositif », estime un proche du chef de l'Etat pour lequel « le porte-parolat du gouvernement tend à devenir aussi le porte-parolat du président. Cette articulation est essentielle », avance-t-il, mettant également en avant « le lien de confiance à 100 % avec le président » et le manque, ces derniers temps, « de récit politique de la gouvernance Macron. » « Elle est l'une des seules à dire à Macron franchement les choses. Et elle pourrait tuer pour lui », dit Christophe Castaner de Sibeth Ndiaye. De quoi illustrer sa détermination à porter la parole et défendre la ligne. Pour le chef de l'Etat, c'est sans aucun doute un choix rassurant par gros temps, alors que se profile l'atterrissage forcément compliqué du grand débat national, « l'acte 2 » de son quinquennat et une période électorale intense. Ce départ de l'Elysée, qui n'en est pas vraiment un, doit entraîner, dans un second temps, l'arrivée de « sang neuf » au Château. En attendant, ces trois nouveaux entrants vont vivre ce lundi matin leur premier conseil des ministres. (Les Echos 01/04/2019)

Émergents : L'ombre d'Eskom plane sur l'économie sud-africaine.

Avril 2019

À trois mois des élections, les coupures d'électricité qui plongent le pays dans l'obscurité illustrent la débâcle de ses entreprises publiques, au grand dam du gouvernement. Bien loin du Venezuela plongé lui aussi dans le noir, l'Afrique du Sud est confrontée depuis le 11 février à des coupures d'électricité sans précédent. Des délestages qui tombent au plus mal pour le pays qui s'apprête à voter pour des élections générales le 8 mai prochain. Jusqu'à mardi dernier, le gouvernement sud-africain s'est dit incapable de prévoir quand ces coupures prendront fin. En fait, pour éviter le black-out total du réseau, le géant public Eskom, qui fournit 90 % de l'électricité, plonge dans le noir, pendant plusieurs heures et à tour de rôle, des quartiers entiers du pays. En 2008 déjà, les délestages avaient été utilisés pour réduire la pression sur le réseau électrique. Même si le ministre des Entreprises publiques, Pravin Gordhan, a expliqué la semaine dernière que les autorités tentaient toujours de comprendre l'origine du problème – « Nous avons besoin de conclure ces enquêtes. Nous reviendrons vers vous dans les 10 à 14 prochains jours », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Johannesburg –, la réalité est que la crise est bien plus profonde. Eskom est pointé du doigt pour sa très mauvaise gestion depuis des années. Le groupe croule sous une dette abyssale de 420 milliards de rands (26 milliards d'euros). Et actuellement le réseau est affecté par le cyclone Idai qui a frappé à la mi-mars le Mozambique voisin, où Eskom s'approvisionne partiellement. Des pylônes électriques entre le barrage hydro-électrique de Cahora Bassa, dans l'ouest du Mozambique, et les centrales électriques en Afrique du Sud ont été endommagés. « Ce sont des temps difficiles », a reconnu Pravin Gordhan, « et les petites et grandes entreprises doivent travailler dans des conditions compliquées ». Le ministre a présenté ses excuses, en particulier auprès des entreprises paralysées par des pannes quotidiennes dans la première puissance industrielle du continent africain. Les conséquences sur les entreprises sont terribles, beaucoup fonctionnent au ralenti depuis plusieurs semaines. Au quotidien, les habitants sont impactés par les feux de circulation qui ne fonctionnent pas alors que les appareils électriques tombent régulièrement en panne. Pour beaucoup, l'ANC a « pillé » et « cassé Eskom », qui se retrouve « sur le point de s'effondrer », a dénoncé le principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique (DA). Pravin Gordhan a précisé qu'une équipe sud-africaine était chargée d'évaluer les dégâts. L'actuel président d'Eskom, qui a pris ses fonctions il y a un an, Jabu Mabuza, a déclaré à la commission d'enquête judiciaire sur la corruption sous l'ère Zuma (2009-2018) que des personnes extérieures à l'entreprise prenaient les décisions et les soumettaient simplement au conseil d'administration pour approbation. Le nouveau patron a décrit comment divers cadres supérieurs d'Eskom envoyaient des courriels contenant des renseignements confidentiels sur l'entreprise à des associés des frères Gupta, des hommes d'affaires d'origine indienne proches du président Zuma. Les informations étaient transmises pour aider les Gupta à obtenir un avantage déloyal lorsqu'ils soumissionnaient pour des contrats d'Eskom. La corruption présumée sous Jacob Zuma était organisée autour du siphonnage de millions de dollars par le gouvernement et les agences d'État qui accordaient des contrats frauduleux à des entreprises en échange de pots-de-vin. Dévastatrice sur le plan économique, la dégringolade d'Eskom inquiète aussi politiquement le président Cyril Ramaphosa et son parti, l'ANC, en pleine campagne pour les élections du 8 mai. Le président sud-africain et le ministre des Finances, Tito Mboweni, ont présenté deux propositions principales pour réparer le service public. Le premier est une importante injection de fonds. Mboweni a annoncé que le Trésor national fournirait à Eskom 23 milliards de rands en espèces par an pendant trois à dix ans. Cela s'ajoute au soutien financier en 2015, qui a dépassé 150 milliards de rands de coûts pour l'État. L'aide financière sera en grande partie financée par la réduction des autres dépenses de l'État ainsi que par une augmentation des emprunts. La deuxième annonce majeure est la division prochaine en trois composantes : la production, le transport et la distribution. En fin de semaine dernière, la Banque centrale a ramené de 1,7 à 1,3 % sa prévision de croissance pour cette année. (Le Point 01/04/2019)

Géopolitique : Elections européennes : l’immigration en embuscade.

Avril 2019

Editorial. Selon un sondage publié le 1er avril, dont « Le Monde » est partenaire, la question migratoire reste une préoccupation pour les Européens. La campagne des élections européennes de mai a beau commencer sans grand enthousiasme, elle recèle déjà une première surprise. Occupées à constituer leurs listes, les formations en lice semblent, sinon ignorer, du moins prendre leurs distances avec le sujet longtemps promis au premier rôle : l’immigration. Cette tendance peut encore évoluer, au regard de la montée des formations d’extrême droite, qui pourraient tirer parti du scrutin pour confirmer leur ancrage continental, après avoir instrumentalisé avec succès la crise migratoire de 2015. Cependant, une vaste enquête d’opinion menée pour le compte du think tank Conseil européen des relations internationales, porte à croire que ces partis ne sont, cette fois, pas en mesure de transformer le rendez-vous des européennes en un « référendum » contre l’immigration. Publiée lundi 1er avril par les journaux du réseau Europa, dont Le Monde, cette étude, menée dans 14 pays – équivalant à 80 % des sièges du Parlement européen –, montre qu’à peine 14 % des sondés considèrent l’immigration comme la « menace » principale pour l’Union européenne (UE). Ce sujet est cité par 23 % des personnes interrogées parmi les deux questions les plus importantes auxquelles leur pays serait confronté. Mais d’autres sujets prennent souvent le dessus, comme le coût de la vie en France (36 %), en écho au mouvement des « gilets jaunes », le chômage en Italie et en Espagne, ou la santé en Pologne et en Hongrie. En Europe centrale, mais aussi en Europe du Sud, les préoccupations se portent plus volontiers sur l’émigration, c’est-à-dire l’exode des populations. Finalement, l’immigration n’est en tête que dans les Etats qui se trouvaient en première ligne il y a quatre ans – l’Allemagne, la Suède et l’Autriche – pour accueillir la vague de demandeurs d’asile. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce phénomène. Après avoir battu des records en 2015, le nombre d’arrivées a considérablement reculé depuis, en raison des mesures prises par les gouvernements européens pour contrôler les frontières extérieures du continent : accord avec la Turquie, coopération controversée avec la Libye, montée en puissance de Frontex, l’agence européenne de garde-frontières. Les risques de dérapages subsistent néanmoins sur cette question sensible, comme l’ont montré les récentes divisions européennes au moment de l’adoption, fin 2018, du pacte mondial pour les migrations sûres, promu par l’ONU et dénoncé par les populistes. Bruxelles n’a toujours pas mis sur pied de politique commune d’immigration ni même d’asile. Quelle que soit la tournure de la campagne, les problématiques migratoires resteront l’une des principales priorités des dirigeants européens, tant les pays de l’UE ont été incapables ces dernières années de faire preuve d’assez de solidarité pour gérer collectivement une question qui ne peut avoir de solution nationale. L’oublier reviendrait à faire le jeu de l’extrême droite. (Le Monde 01/04/2019)

Les Publications Économiques de la Semaine

Avril 2019

Découvrez la nouvelle Newsletter Hebdomadaire OTEA Capital du 12 février 2019

Février 2019

https://twitter.com/OTEAcapital/status/1095355175445938182

OTEA Capital accompagne le Cabinet ACS Patrimoine à Brive pour sa première réunion d’information clients 2019

Février 2019

Le 7 février dernier, le cabinet ACS Patrimoine à Brive organisait sa première réunion d’informations 2019. Près d’une trentaine de clients et quelques prospects sont ainsi venus à la rencontre des équipes du cabinet réunies au grand complet.
Après un point de présentation de la société et de ses évolutions récentes, la parole a été confiée à Sandrine CAUVIN, Analyste-Gérante, et Jean-Baptiste BRETTE, Directeur de la Gestion Privée, qui représentaient la société OTEA Capital, afin de présenter un point marché et quelques exemples de valeurs dans lesquelles les fonds sont investis.
Ce fut l’occasion d’un échange constructif et instructif qui s’est conclu par le verre de l’amitié en cette belle région corrézienne.

OTEA Capital poursuit sa Tournée des Rendez-vous de la Gestion à Aix-en-Provence le 7 février 2019

Février 2019

La Tournée des Rendez-vous de la Gestion s’est poursuivie le 7 février à Aix-en-Provence dans le cadre convivial et chaleureux du Château La Pioline. 18 Conseils en Gestion de Patrimoine, ainsi qu’Aitab JAHOUER (Cardif), ont participé avec curiosité et pertinence aux échanges animés respectivement par OTEA Capital, Franklin Templeton Investments et Portzamparc Gestion. Ce fut l’occasion de traiter tant du bilan de l’année 2018 en matière de performance des différentes sociétés de gestion que de maitrise des risques et d’intérêt des différentes classes d’actif présentées. Ce furent surtout les perspectives 2019 qui furent à l’honneur au travers du thème central de la Tournée : 2019, début d’un nouveau cycle ?
Pierre FOURNIER, Directeur Commercial d’OTEA Capital, a pu apporter un éclairage particulier sur la gestion flexible et son intérêt dans des marchés où le couple rendement/risque est un facteur déterminant pour les investisseurs. Il a ensuite pu illustrer son propos au travers des fonds OTEA 1 et OTEA PEA qui ont reçu un très bon accueil des partenaires présents, ravis de mieux connaître ou découvrir les particularités de la société et de sa gamme de fonds. Le lancement récent du Fonds OTEA Energy a également pu être abordé.

OTEA Capital a entamé sa nouvelle Tournée des Rendez-vous de la Gestion à Clermont-Ferrand le 5 février 2019

Février 2019

La première réunion de la nouvelle tournée des Rendez-vous de la Gestion s’est déroulée le 5 février 2019 à Clermont-Ferrand. 16 CGP, ainsi que Agnès IROLLA (Generali), sont venus participer à cette rencontre organisée par les 3 sociétés de gestion pour débattre sur des thématiques complémentaires : le bilan de l’exercice 2018 qui fut particulièrement mouvementée sur les marchés financiers, mais surtout les perspectives 2019, début d’un nouveau cycle ? Pour tenir ces échanges, OTEA Capital s’est associée pour cette nouvelle tournée à Franklin Templeton Investments et Portzamparc Gestion, afin de proposer des visions complémentaires sur les sujets traités.
Ce fut aussi l’occasion pour Pierre FOURNIER, Directeur Commercial, de venir présenter la société, sa philosophie de gestion et les performances de ses fonds, dans le cadre d’un échange constructif et toujours instructif avec les CGP.

OTEA Capital à nouveau partenaire d’Alma Holding en 2019

Janvier 2019

Après une première année de collaboration en 2018 qui a permis à 245 CGP de bénéficier de 16 heures de formation éligible, OTEA Capital renouvelle son partenariat avec Alma Holding, la société de conseil créée et dirigée par Jean-Luc DESHORS. Cette année, ce sont 8 dates qui seront proposées aux CGP : les 17 et 18 avril à Paris, les 28 et 29 mai à Strasbourg, les 4 et 5 juin à Lille, les 18 et 19 septembre à Nice, les 8 et 9 octobre à Clermont-Ferrand, les 15 et 16 octobre à Aix-en-Provence, les 5 et 6 novembre à Lyon et enfin les 19 et 20 novembre à Nantes. Cette année, ce ne sont plus 11 mais 16 partenaires qui viendront à la rencontre des CGP pour accompagner Alma Holding dans ces formations délivrées par Juriscampus (Adequity, Amiral Gestion, Easy Buziness, Edouard Denis, Extendam, Fidelity, Histoire et Patrimoine, I Sélection, JP Morgan, La Française AM, Nue Pro Sélect, Groupe Océanic, OTEA Capital, Platinium, Sanso IS, Schelcher Prince). OTEA Capital sera présente pour sa part aux sessions de Strasbourg, Nice, Clermont-Ferrand, Lyon et Nantes.

Découvrez la nouvelle Newsletter Hebdomadaire OTEA Capital du 29 janvier 2019

Janvier 2019

Découvrez la nouvelle Newsletter OTEA capital avec Les Rendez-vous de Bercy 2019, Les formations Alma 2019, le point Macro Laurent Puget, le point Energies Sandrine Cauvin et vos rubriques habituelles https://lnkd.in/giTGVrS

OTEA Capital à l’écoute des Rendez-vous de Bercy 2019 #RDVBercy2019

Janvier 2019

Sous l’égide du Ministre de l’Économie et des Finances, Bruno LE MAIRE, et animée par Emmanuelle DUTEN, journaliste aux Echos et rédactrice en chef de Capital Finance, la deuxième édition des Rendez-vous de Bercy s’est déroulée le 22 janvier dernier dans la salle de conférence du Ministère sur le thème « Redéfinir le capitalisme au XXIe siècle : Plus de richesses, moins d’inégalités ». Après une introduction remarquée de Melinda GATES, philanthrope, femme d’affaires et défenseur des droits des femmes et des filles dans le monde, deux débats se sont succédés. Le premier portait sur « Libéralisme et nouvelles technologies : vers un modèle économique et social plus juste ? ». Le second portait sur « Face aux inégalités, quelle place l’entreprise doit-elle occuper dans la société ? » Entrecoupés d’interventions de Muhammad YUNUS, économiste et Prix Nobel de la Paix 2006, les échanges ont réunis experts de tous horizons et tendances alors que la France préside cette année le G7.
Pour retrouver l’intégralité de l’événement, cliquer sur le lien ci-dessous :
https://www.economie.gouv.fr/rendez-vous-de-bercy-2019

OTEA Capital voit ses encours progresser de 108% en 2018

Janvier 2019

Alors que ses encours ont progressé de près de 40 % en 2017 et ont plus que doublé en 2018 (+108%) pour atteindre les 310 millions d’euros, la société de gestion indépendante fondée par Laurent PUGET, Thierry LEVALOIS et Frédéric FANGIO, vient d’emménager dans ses nouveaux locaux au 58 rue Pierre Charron dans le 8ème arrondissement de Paris.
« Nous avons connu sur les marchés une année extrêmement compliquée. Après 10 années d’un cycle porteur et d’une aide sans précédent des banques centrales, la totalité des indices boursiers a connu des performances négatives. Malgré cela, nous avons pu augmenter nos encours sous gestion de manière significative chez OTEA Capital, confirme Laurent PUGET, le Président d’OTEA Capital. Nous avons pu compter sur la qualité de nos équipes de gestion qui ont maintenu le cap de notre stratégie et ont pu faire progresser, avec l’apport de nos distributeurs CGP, les encours de nos fonds de 8% sur un marché où la correction a été largement négative. Parallèlement, nous avons pu accroître ceux de notre gestion privée de manière très significative. »

OTEA Capital reçoit le Trophée de Bronze de Gestion de Fortune dans la catégorie des sociétés de gestion avec un encours inférieur à 1 Md€

Janvier 2019

Le 26ème Palmarès des Fournisseurs organisé par Gestion de Fortune a été dévoilé le 14 janvier dernier. Etabli chaque année, le classement est réalisé en fonction des moyennes du nombre de citations des 3 800 Conseillers en Gestion de Patrimoine interrogés et du taux de satisfaction exprimé par une note de 1 à 5 (5 étant la meilleure note) sur chacun des critères suivants : Qualité de la Gamme, Qualité de Service et Compétence de l’Equipe Commerciale.
Pour la seconde année consécutive, OTEA Capital a reçu le Trophée de Bronze pour sa 3ème place dans la catégorie des Sociétés de Gestion gérant un encours inférieur à 1 Md€ avec des notes de 4,08/5 pour la qualité de sa gamme de fonds (contre 4,02 en 2018), 4,07/5 pour sa qualité de service (contre 4,01 en 2018), et 4,12/5 pour la compétence de son équipe commerciale (contre 4,16 en 2018). Elle est ainsi la seule société à obtenir une note supérieure à 4 sur les 3 critères, ce qui lui permet d’obtenir 4 étoiles au classement général.
Comme le précise Didier DUGUÉ, Directeur Général d’OTEA Capital, « ce résultat est le fruit des efforts conjugués de l’ensemble des équipes de la société, tant de gestion que commerciales et administratives, au service des CGP que nous remercions vivement pour ce résultat dont ils nous gratifient à nouveau. Cela montre également la constance de nos équipes dans la gestion de notre gamme et la volonté de servir au mieux les clients qui nous font confiance ».

Découvrez la nouvelle Newsletter Hebdomadaire OTEA Capital du 15 janvier 2019

Janvier 2019

https://twitter.com/OTEAcapital/status/1085193618166407168

OTEA Capital poursuit son développement et passe le cap des 300 M€ d’encours en novembre 2018

Novembre 2018

Alors qu’OTEA Capital s’apprête à fêter ses 10 ans d’existence le mois prochain, la société passe ce mois de novembre le cap des 300 M€ d’encours sous gestion. Après avoir connu une hausse de 37% en 2017, elle enregistre en 2018 une nouvelle progression qui lui permet de plus que doubler ses actifs par rapport au 1er janvier de cette année (+111%).
Ces résultats sont le fruit combiné d’une stratégie de développement affirmée sur ses 3 piliers (que sont la gestion collective, la gestion privée et la commercialisation par le canal exclusif des Conseils en gestion de Patrimoine) et de la rigueur de gestion développée depuis la création de la société.
Il nous reste à continuer le travail entrepris depuis maintenant près de 10 ans sur la qualité de la gamme et la collaboration étroite avec les CGP pour accroître encore cette hausse constante des encours d’OTEA Capital.

OTEA 1 référencé chez Spirica et sur la plateforme UAF-Life Patrimoine

Novembre 2018

Nous avons l'immense plaisir de vous informer qu’OTEA Capital a été acceptée au dernier Comité de référencement de Spirica en novembre 2018.
Nous tenons tout particulièrement à remercier l’ensemble des CGP qui ont soutenu la candidature de la société en faisant part de leur volonté de coopération tripartite entre l‘assureur et la plateforme, leur cabinet et notre société. Nous adressons également toute notre sympathie et notre reconnaissance aux équipes conjointes de Spirica et UAF Life Patrimoine qui ont appuyé le dossier par l’intérêt porté à la qualité de nos fonds et de notre gestion.
Vous pouvez donc d’ores et déjà retrouver le fonds OTEA 1 parmi l’offre développée par ces deux partenaires de renom.
Nous allons pouvoir développer ensemble une excellente collaboration dans le cadre de ce nouveau Partenariat.

Le point Macroéconomique par Laurent PUGET, Président d’OTEA Capital

Novembre 2018

Toujours plus bas, les indices de sentiments européens continuent d’enfoncer des points bas. Le SENTIX qui a commencé l’année à 33 est tombé à 8,8. Il faut remonter à l’été 2016 et aux craintes d’un très fort ralentissement chinois pour retrouver de niveaux aussi faibles… Les Américains ont rejoint le bal des pessimistes, les indices de sentiment se sont repliés a une vitesse étonnante. L’indice Fear and Greed qui compile plusieurs indicateurs (Vix, spread bonds / stock returns, nombre de titres à un plus haut de 1 an / nombre de titres touchant un point bas 1 an, le spread Junk / IG bonds…) est à 8 sur 100, alors qu’il était à 44 il y a un an… C’est ce que les Anglo Saxons appellent « the point of maximum frustration », c’est-à-dire ce point où le marché décourage même les plus audacieux qui semblent abandonner tout espoir de rebond. C’est aussi le point où le marché capitule et où les investisseurs écœurés par une baisse trop prononcée décident de sortir des marchés financiers. Ce point reflète souvent un environnement de marché où les commentateurs ne trouvent plus de raisons pour le marché de se retourner, où il n’y a apparemment aucun catalyseur en vue qui pourrait inverser la tendance. C’est également le moment où les OPC doivent gérer l’inquiétude des souscripteurs et préserver la capacité de rebond du fonds tout en servant les investisseurs qui ont jeté l’éponge.
On touche là aux limites de notre stratégie. La dégradation du sentiment ouvre des perspectives de rebond mais elle met les nerfs des porteurs à rude épreuve et oblige à gérer le passif des fonds pour préserver la capacité du fonds à rebondir le cas échéant. Le marché nous semble excessivement pessimiste mais il peut le rester un moment… Comme dit Monsieur Buffet, c’est dans ces moments que le marché offre l’opportunité d’investir dans de très belles sociétés à prix réduit : « j’aime les hamburgers quand ils sont bon marché, j’en achète et j’en mange beaucoup. Ma consommation est plus faible lorsqu’ils sont chers mais je ne les aime pas moins… ». Ce mantra qui a fait sa légende n’est possible que parce que Monsieur Buffet contrôle son passif ou plus exactement n’a pas de passif à gérer. Monsieur Buffet n’a pas de porteurs ou de souscripteurs venant récupérer leurs souscriptions lorsque les marchés sont déprimés contraignant le gérant à vendre des positions pour les servir alors que la valorisation des actifs l’inciterait plutôt à acheter. C’est la raison pour laquelle il est si important pour un gérant de se ménager des marges de manœuvres, c’est le but de notre stratégie.

Découvrez la nouvelle Newsletter Hebdomadaire OTEA Capital du 20 novembre 2018

Novembre 2018

https://twitter.com/OTEAcapital/status/1064873197852639232

CARRÉ D’AS : DIDIER DUGUÉ

Octobre 2018

Découvrez l'interview de Didier DUGUÉ, Directeur Général d'OTEA Capital, réalisée par Frédéric LORENZINI, Directeur de la Publication N3D
https://twitter.com/OTEAcapital/status/1047044202117378048

Découvrez la nouvelle Newsletter OTEA Capital du 4 septembre 2018

Septembre 2018

https://twitter.com/OTEAcapital/status/1037017930704347141

Interview parue dans Profession CGP

Août 2018

Interview de rentrée au sujet d'Otea Capital avec Didier Dugué et Sandrine Cauvin https://lnkd.in/eTCKbHkhttps://twitter.com/OTEAcapital/status/1035158949727797248

Découvrez la nouvelle Newsletter OTEA Capital du 28 août 2018

Août 2018

https://twitter.com/OTEAcapital/status/1034435057404895235

Bonne rentrée à tous !

Août 2018

Alors que les derniers rayons de soleil estival continuent à pointer, l’heure de la rentrée a sonné pour nombre de CGP et pour l’ensemble des équipes OTEA Capital.
Votre lettre hebdomadaire reprend donc son rythme et vous invite à suivre l’activité de la société.
L’ensemble des équipes OTEA Capital en profite pour vous souhaiter une excellente rentrée et une reprise la plus productive possible !

Les encours d’OTEA Capital en progression de 14% sur 2018

Août 2018

Après une année 2017 record qui avait vu les encours de la société OTEA Capital progresser de 37%, l’année 2018 se poursuit sur un rythme quelque peu équivalent avec une progression au 31 juillet de 14% dont +19% sur la gamme de fonds gérés par la société.
En regardant dans le détail, cette progression est due en grande partie aux CGP partenaires d’OTEA Capital. En effet, la part A d’OTEA 1 voit ses encours augmenter de +48% depuis le 1er janvier et ceux de OTEA PEA de +17%. Dans un marché où les soubresauts et les incertitudes ont été nombreux sur les 7 premiers mois de l‘année, cela atteste de la capacité de résistance de la gamme et de la qualité de la relation développée avec le canal de distribution CGP qui reste l’axe majeur et exclusif choisi par la société.

Élargissement de la gamme des fonds OTEA Capital

Août 2018

L’été 2018 aura permis à la gamme de fonds OTEA Capital de s’étoffer en accueillant un nouveau venu : le fonds de fonds Septem Invest Global Macro R.
Le FCP a pour objectif de réaliser, sur la durée de placement recommandée, une performance supérieure à celle de son indicateur de référence, composé de 50% Eonia + 50% MSCI AC World (en Euros), dividendes réinvestis, au moyen d'une gestion discrétionnaire combinant une exposition aux marchés d'actions et de taux. Pour répondre à son objectif de gestion, les gérants (Sandrine CAUVIN et Thierry LEVALOIS) mènent une gestion discrétionnaire et investissent dans les titres suivants : Produits monétaires (de 0 à 100% de l’actif net) ; Titres de créances (de 0 à 100% de l’actif net) ; Actions (de 0 à 70% de l’actif net) ; Devises (de 0 à 50% de l’actif net) ; Futures négociés sur les marchés réglementés et/ou de gré à gré, sans surexposition. La gestion étant discrétionnaire, l’allocation d’actifs pourra différer significativement de celle de son indicateur de référence. SEPTEM INVESTMENT conseillera la gestion sur l’allocation d’actifs et la sélection des titres et OPCVM/Fonds d’investissement sous-jacents, qui feront l’objet d’échanges avec les gérants lors des comités de gestion. Les gérants demeurent cependant responsables de la sélection finale. Le FCP sera exposé de 0 à 100% de l’actif net aux marchés de taux via des titres en direct et/ou des OPCVM et fonds d’investissement à vocation générale taux. La poche taux sera discrétionnaire en termes de répartition dette publique/dette privée et de notations (y compris titres spéculatifs). Les émetteurs sélectionnés sont des émetteurs privés et publiques de toutes zones. Les supports taux seront constitués d’OPCVM et de fonds d’investissement de taux et diversifiés, titres de créance, instruments du marché monétaire et obligations en direct. Le FCP sera exposé de 0 à 70% de l’actif net aux marchés actions via des titres en direct et/ou OPCVM et fonds d’investissement actions. La gestion sera discrétionnaire en termes de répartition géographique (y compris pays émergents), sectorielle et de capitalisation boursière. Le FCP pourra donc être exposé aux actions de petite capitalisation boursière.
Créé en janvier 2014, le fonds est classé 5 étoiles Quantalys et affiche un SRRI 4.

OTEA 1 disponible chez Vie Plus à compter du 19 juillet 2018

Juillet 2018

Comme nous vous l’avions annoncé dans notre Lettre Hebdomadaire n°26 du 12 juin dernier, la société OTEA Capital a été référencée sur la Plateforme Vie Plus. Il restait à valider l’admission des fonds de la gamme sur l’extranet pour permette aux CGP partenaires d’intégrer ceux-ci dans leurs propositions d’allocations d’actifs.
C’est chose faite depuis le 19 juillet où le Fonds OTEA 1 a été mis en ligne sur l’extranet Oriadys !
Nous tenons une nouvelle fois à remercier l’ensemble qui ont soutenu la candidature de la société en faisant part de leur volonté de coopération tripartite entre la plateforme, leur cabinet et notre société. Nous adressons également toute notre sympathie et notre reconnaissance aux équipes de Vie Plus qui ont appuyé le dossier par l’intérêt porté à la qualité de nos fonds et de notre gestion.

Découvrez la nouvelle Newsletter OTEA Capital du 24 juillet 2018

Juillet 2018

https://twitter.com/OTEAcapital/status/1021782374978342913

Découvrez la nouvelle Newsletter OTEA Capital du 10 juillet 2018

Juillet 2018

https://twitter.com/OTEAcapital/status/1016614112242094080

OTEA Capital clôture sa tournée des Déjeuners de la Gestion à Rennes le 5 juillet 2018

Juillet 2018

Le 5 juillet, OTEA Capital, associé à ses deux confrères VEGA IM et BNPP AM dans sa tournée des Déjeuners de la Gestion du deuxième quadrimestre, a clôturé l’exercice à Rennes où 14 Conseils en Gestion de Patrimoine sont venus participer à l’événement. La tournée avait été entamée le 7 mars à Paris et s’est poursuivie en mars à Dijon et Lyon, en avril à Toulouse, Nice, Strasbourg et Biarritz, en mai à Lille et s’est terminée en juillet à Nantes et Rennes.
Ce fut l’occasion de rencontrer près de 150 CGP sur ces dix dates qui ont vu Didier DUGUÉ, Directeur Général, et surtout Pierre FOURNIER, Directeur Commercial, présenter la gamme de fonds et de services proposés par OTEA Capital aux CGP, canal de distribution exclusif de la société.
La prochaine tournée est déjà en préparation pour le dernier quadrimestre et le calendrier précis vous sera bientôt communiqué.

OTEA Capital poursuit sa tournée des Déjeuners de la Gestion à Nantes le 4 juillet 2018

Juillet 2018

La tournée des Déjeuners de la Gestion s’est poursuivie le 4 juillet à Nantes dans le cadre convivial et chaleureux du Domaine Les Crayères.
10 Conseils en Gestion de Patrimoine ont participé avec curiosité et pertinence aux échanges animés respectivement par OTEA Capital, VEGA IM et BNPP AM. Ce fut l’occasion de traiter tant du bilan du début d’année 2018 en matière de performance des différentes sociétés de gestion que de maitrise des risques et d’intérêt des différentes classes d’actif présentées.
Pierre FOURNIER, Directeur Commercial d’OTEA Capital, a pu apporter un éclairage particulier sur la gestion flexible et son intérêt dans des marchés où le couple rendement/risque est un facteur déterminant pour les investisseurs. Il a ensuite pu illustrer son propos au travers des fonds OTEA 1 et OTEA PEA qui ont reçu un très bon accueil des partenaires présents, ravis de mieux connaître ou découvrir les particularités de la société et de sa gamme de fonds. Le lancement récent du Fonds OTEA Energy a également pu être abordé.

Découvrez la nouvelle Newsletter OTEA Capital du 3 juillet 2018

Juillet 2018

https://twitter.com/OTEAcapital/status/1014150868105605120

Sandrine CAUVIN rejoint OTEA Capital le 2 juillet 2018 en qualité d’Analyste-Gérante

Juillet 2018

Sandrine CAUVIN a été analyste financier sell-side sur les actions européennes du secteur de l’énergie pendant plus de 10 ans chez différents brokers (HSBC, Kepler-Cheuvreux, Raymond James), puis est devenue gérante actions en 2010 sur la thématique de l’énergie.
Elle rejoint OTEA Capital en juillet 2018 en qualité d’Analyste Gérante et vient ainsi renforcer les équipes dirigées par Thierry LEVALOIS, Associé Fondateur et Directeur des Gestions et des Développements IT.
Sandrine est diplômée de l’I.E.A. Paris et du CIIA (SFAF)..

OTEA Capital partenaire D’Easy Buziness le 28 juin 2018

Juin 2018

Le 28 juin dernier, OTEA Capital s’est associé à la société Easy Buziness pour présenter le produit de cette dernière à une vingtaine de CGP d’Ile-de-France. Créée à l’initiative de Bruno ZUTTERLING, ancien gestionnaire de fonds chez Cardif et CDC Gestion et actuellement CGP lui-même, et de Claude CADEAU, CGP pendant plus de 20 ans, fondateur de l’outil O2S et accompagnateur de Startups digitales, la société a développé un outil digital innovant à destination des CGP.
Celui-ci répond en effet à 3 objectifs : proposer une analyse objective et indépendante des fonds d’investissement permettant de justifier au client une décision d’achat, des résultats compréhensibles par les clients au travers d’une notation familière, et enfin un outil porteur de valeur ajoutée pour le distributeur.
Après une présentation didactique de l’outil faite d’exemples et de cas concrets, Claude CADEAU a passé au crible de son outil les fonds OTEA, ce qui a permis à Didier DUGUÉ, Directeur Général, et Pierre FOURNIER, Directeur Commercial, de montrer la qualité de la gestion et les performances des équipes d’OTEA Capital.
L’outil a tellement répondu aux attentes des CGP présents que la moitié d’entre eux s’est déclaré potentiellement acheteur de cette solution digitale. OTEA Capital et Easy Buziness se tiennent à votre disposition pour une présentation détaillée et entameront à la rentrée une tournée en région auprès des CGP.

Evénement du mois

Juin 2018

Événement du mois @OTEAcapital : le lancement réussi à Rennes des formations validantes organisées par @almaholding et @Sud_Emotion permettant aux #CGP de bénéficier de 16 heures de formation sur 2 jours ! 5 nouvelles sessions à suivre dès septembre...

https://twitter.com/OTEAcapital/status/1011522958416900096

Découvrez la nouvelle Newsletter OTEA Capital du 26 juin 2018

Juin 2018

https://twitter.com/OTEAcapital/status/1011526457934442497

OTEA Capital partenaire d’ALMA Holding pour la mise en œuvre de formations validantes pour les CGP

Mai 2018

OTEA Capital partenaire d’ALMA Holding pour la mise en œuvre de formations validantes pour les CGP
A l’initiative de Jean-Luc DESHORS, dont la carrière et la réputation auprès des CGP sont reconnues par tous, la société ALMA holding qu’il dirige a décidé de mettre en place des formations validantes à destination des CGP. Alors que 2018 constitue une année charnière avec la mise en place de directives règlementaires majeures et des obligations de formation renforcées, il s’est adjoint le concours de 11 fournisseurs des CGP (dont bien évidement OTEA Capital) et de Juriscampus pour proposer 2 jours de formation permettant de valider ente 8 et 16 heures de formation selon les certifications. Ces journées sont organisées dans 5 villes : Rennes les 5 et 6 juin, Bordeaux les 19 et 20 septembre, Marseille les 2 et 3 octobre, Lyon les 5 et 6 novembre et Paris les 11 et 12 décembre. N’hésitez pas d’ores et déjà à vous inscrire en nous envoyant un mail à l’adresse : didier.dugue@otea-capital.com.
OTEA Capital est honoré et flatté de participer à cette initiative qui répond à un besoin crucial pour nos partenaires CGP.

Découvrez la nouvelle Newsletter OTEA Capital du 29 mai 2018

Mai 2018

https://twitter.com/OTEAcapital/status/1001389514894458880

Découvrez la Newsletter Hebdomadaire @OTEAcapital du 9 mai 2018

Mai 2018

https://twitter.com/OTEAcapital/status/994203538208116736

Découvrez la Newsletter Hebdomadaire @OTEAcapital du 2 mai 2018

Mai 2018

https://twitter.com/OTEAcapital/status/991684016980967424

Flash Gestion OTEA Capital du 25 avril 2018

Avril 2018

https://twitter.com/OTEAcapital/status/989117409041711104

OTEA CAPITAL POURSUIT SA TOURNÉE DES DÉJEUNERS DE LA GESTION À BIARRITZ

Avril 2018

12 Conseils en Gestion de Patrimoine sont venus participer à cette nouvelle rencontre où ont été abordés les thèmes complémentaires du développement durable et de l’investissement sur les marchés de l’environnement, de la gestion flexible comme moteur de performance et de tranquillité, ou bien encore de la sélection active des titres comme clé de la performance sur les taux comme sur les actions.
Generali, au travers de son représentant local, Géraldine JOSEPH, était également invitée et a pu valider l’intérêt des partenaires CGP pour des fonds complémentaires et permettant de mettre en exergue leur valeur ajoutée dans un contexte fortement concurrentiel.
Ce fut également l’occasion pour Pierre FOURNIER, Directeur Commercial d’OTEA Capital, d’initier un échange sur les performances (et notamment le couple rendement/risque) des fonds OTEA 1 et OTEA PEA, ainsi que d’un débat sur les évolutions majeures que va connaître l’industrie de la gestion de patrimoine indépendante en 2018. https://twitter.com/OTEAcapital/status/989120665734320128

Découvrez la Newsletter Hebdomadaire @OTEAcapital du 24 avril 2018

Avril 2018

https://twitter.com/OTEAcapital/status/988812169696481285

Découvrez la Newsletter Hebdomadaire @OTEAcapital du 17 avril 2018

Avril 2018

https://twitter.com/OTEAcapital/status/986519857477890049

Découvrez la Newsletter Hebdomadaire @OTEAcapital du 10 avril 2018

Avril 2018

https://twitter.com/OTEAcapital/status/983659776293957632

OTEA Capital reçue par la Commission de Référencement du Groupement FININDEP

Avril 2018

En 1993, Philippe OUANSON, Manuel FERREIRA, Patrick CALMET et Bernard COTTIN viennent de créer leurs Cabinets en région parisienne. Afin de mettre en commun leurs compétences tout en restant indépendants au sein de leurs Cabinets, ils ont l’idée de se rapprocher au sein d’une structure commune, FININDEP. Au fil des années, le groupement s’élargit et intègre de nouveaux cabinets à la fois en Province et en région parisienne. Plus de vingt ans après, certains Cabinets se regroupent et les plus jeunes commencent à reprendre les structures des fondateurs. FININDEP compte aujourd’hui 17 cabinets et une trentaine de personnes, associés ou collaborateurs, et constitue l’un des groupements les plus actifs, créatifs et dynamiques de la profession.
OTEA Capital a été reçue le 29 mars dernier par la Commission de Référencement du Groupement FININDEP, son Président François AUVILLAIN, son vice-président Jean-Luc HENRY, et une dizaine de membres actifs du groupement. Ce fut l’occasion pour Laurent PUGET, Président et Associé Fondateur, Thierry LEVALOIS, Directeur de la Gestion et Associé Fondateur, Didier DUGUÉ, Directeur Général, Pierre FOURNIER, Directeur Commercial, et Xavier LITTÉE, Gérant du fonds OAR, de présenter la société et de proposer un focus sur les deux fonds OTEA Absolute Return et OTEA 1.

Newsletter hebdomadaire OTEA Capital du 3 avril 2018

Avril 2018

Découvrez la nouvelle Newsletter OTEA du 3 avril 2018
https://twitter.com/OTEAcapital/status/981452218376294401

OTEA Capital poursuit sa Tournée des Déjeuners de la Gestion à Nice

Avril 2018

18 Conseils en Gestion de Patrimoine sont venus participer à cette nouvelle rencontre où ont été abordés les thèmes complémentaires du développement durable et de l’investissement sur les marchés de l’environnement, de la gestion flexible comme moteur de performance et de tranquillité, ou bien encore de la sélection active des titres comme clé de la performance sur les taux comme sur les actions.
AXA Théma, au travers de représentant local, Eric CARON, était également invitée et a pu valider l’intérêt des partenaires CGP pour des fonds complémentaires et permettant de mettre en exergue leur valeur ajoutée dans un contexte fortement concurrentiel.
Ce fut également l’occasion pour Pierre FOURNIER, Directeur Commercial d’OTEA Capital, d’initier un échange sur les performances (et notamment le couple rendement/risque) des fonds OTEA 1 et OTEA PEA, ainsi que d’un débat sur les évolutions majeures que va connaître l’industrie de la gestion de patrimoine indépendante en 2018.

OTEA Capital poursuit sa Tournée des Déjeuners de la Gestion à Toulouse

Avril 2018

La nouvelle tournée des Déjeuners de la Gestion s’est poursuivie le 3 avril 2018 à Toulouse, dans l’un des établissements gastronomiques de la ville. Alliant plaisir gastronomique et travail assidu, 18 CGP, ainsi que Eric PIJOAN (Vie Plus), sont venus participer à cette rencontre organisée par OTEA Capital, en collaboration avec BNP Paribas AM et VEGA IM, pour débattre sur des thématiques complémentaires : le développement durable ou comment investir sur les marchés de l’environnement avec la gestion ISR pour BNP Paribas AM, la gestion flexible comme moteur de performance et de tranquillité pour OTEA Capital, et la sélection active des titres comme clé de la performance sur les taux comme sur les actions pour VEGA IM.
Ce fut aussi l’occasion pour Pierre FOURNIER, Directeur Commercial, de venir présenter la société, sa philosophie de gestion et les performances de ses fonds, dans le cadre d’un échange constructif et toujours instructif avec les CGP.

OTEA Capital poursuit sa Tournée des Déjeuners de la Gestion à Lyon

Mars 2018

14 Conseils en Gestion de Patrimoine sont venus participer à cette nouvelle rencontre où ont été abordés les thèmes complémentaires du développement durable et de l’investissement sur les marchés de l’environnement, de la gestion flexible comme moteur de performance et de tranquillité, ou bien encore de la sélection active des titres comme clé de la performance sur les taux comme sur les actions.
Intencial Partenaires, au travers de sa Chargée de Relations Partenaires, Emmanuella PILLEUX, était également invitée et a pu valider l’intérêt des partenaires CGP pour des fonds complémentaires et permettant de mettre en exergue leur valeur ajoutée dans un contexte fortement concurrentiel.
Ce fut également l’occasion pour Pierre FOURNIER, Directeur Commercial d’OTEA Capital, d’initier un échange sur les performances (et notamment le couple rendement/risque) des fonds OTEA 1 et OTEA PEA, ainsi que d’un débat sur les évolutions majeures que va connaître l’industrie de la gestion de patrimoine indépendante en 2018.

OTEA Capital poursuit sa Tournée des Déjeuners de la Gestion à Dijon

Mars 2018

La nouvelle tournée des Déjeuners de la Gestion s’est poursuivie le 28 mars 2018 à Dijon, dans l’un des établissements les plus réputés de la ville. Alliant plaisir gastronomique et travail assidu, 15 CGP, ainsi que Sylvain BOUCHY (AGEAS Patrimoine), sont venus participer à cette rencontre organisée par OTEA Capital, en collaboration avec BNP Paribas AM et VEGA IM, pour débattre sur des thématiques complémentaires : le développement durable ou comment investir sur les marchés de l’environnement avec la gestion ISR pour BNP Paribas AM, la gestion flexible comme moteur de performance et de tranquillité pour OTEA Capital, et la sélection active des titres comme clé de la performance sur les taux comme sur les actions pour VEGA IM.
Ce fut aussi l’occasion pour Pierre FOURNIER, Directeur Commercial, de venir présenter la société, sa philosophie de gestion et les performances de ses fonds, dans le cadre d’un échange constructif et toujours instructif avec les CGP.

OTEA Capital présent au 21ème Congrès de la CNCGP

Mars 2018

OTEA Capital était présente au Congrès annuel de la CNCGP (Chambre nationale des Conseillers en Gestion de Patrimoine) le 27 mars dernier.Dans une année de profond bouleversement pour nos professions de la Gestion de Patrimoine Indépendante, il était impératif pour la société et ses représentants d’aller à la rencontre de leurs clients et partenaires. Alors que le stand a été fréquenté sans discontinuer sur l’ensemble de la journée, l’occasion a été donnée aux équipes commerciales et de gestion de dialoguer avec les CGP présents et avec les plateformes auprès des quels les fonds de la société sont référencés ou ont vocation à l’être. La veille déjà, la réception organisée à la Maison des Polytechniciens par le Conseil d’Administration de la CNCGP avait déjà permis un échange cordial et néanmoins professionnel avec ses membres et leurs représentants, lequel s’est poursuivi sur le stand et dans les travées du Palais des Congrès le lendemain.

OTEA Capital présent dans le Livre Blanc 2018 d'APREDIA

Mars 2018

Pour la première fois, OTEA Capital est présent dans le Livre Blanc établi chaque année par APREDIA depuis 17 ans. Cette étude, véritable référence de la profession des Conseillers en Gestion de Patrimoine, dresse le panorama exhaustif de profession et de son évolution, apportant une vision synthétique (évolution du réseau de cabinets, implantation géographique et dynamique, forme juridique, capital social et actionnariat…) et économique (activités et répartition du chiffre d’affaires aussi bien que résultats et actifs confiés et collectés), du métier mais également dynamique par la structuration du métier tout autant que les points de vue des associations professionnelles et de partenaires des CGP.
Dans cette édition, Didier DUGUÉ, Directeur Général, a pu préciser les convictions d’OTEA Capital sur l’évolution de la profession, répondant à diverses questions sur le statut de CIF, la concentration ou l’élargissement du nombre de cabinets, les évolutions réglementaires et leur impact sur les CGP, les atouts de ces derniers face aux changements de paradigmes actuels et aux disruptions en cours, mais surtout sur les éléments de valeur ajoutée que nos partenaires Conseillers en Gestion de Patrimoine peuvent apporter à leur clientèle en constante mutation.

OTEA Capital à l'honneur dans le supplément week-end des Echos du 2 février 2018

Février 2018

@OTEAcapital à l'honneur dans le dernier supplément week-end de @LesEchos
https://twitter.com/OTEAcapital/status/960826408611270656

Découvrez la Newsletter Hebdomadaire @OTEAcapital du 30 janvier 2018

Janvier 2018

https://twitter.com/OTEAcapital/status/958285109890871298

OTEA Capital primé au Palmarès de Gestion de Fortune

Janvier 2018

Le Palmarès des Fournisseurs organisé par Gestion de Fortune fêtait le 10 janvier dernier ses 25 ans. Etabli chaque année, le classement est réalisé en fonction des moyennes du nombre de citations des 3 800 Conseillers en Gestion de Patrimoine interrogés et du taux de satisfaction exprimé par une note de 1 à 5 (5 étant la meilleure note) sur chacun des critères suivants : Qualité de la Gamme, Qualité de Service et Compétence de l’Equipe Commerciale.

OTEA Capital a reçu le Trophée de Bronze pour sa 3ème place dans la catégorie des Sociétés de Gestion gérant un encours inférieur à 1 Md€ avec des notes de 4,02/5 pour la qualité de sa gamme de fonds, 4,01/5 pour sa qualité de service et 4,16/5 pour la compétence de son équipe commerciale.

Comme le précise Laurent PUGET, Président d’OTEA Capital, « ce résultat est le fruit des efforts conjugués de l’ensemble des équipes de la société, tant de gestion que commerciales et administratives, au service des CGP que nous remercions vivement pour ce résultat dont ils nous gratifient ».

Nos performances 2017

Janvier 2018

Une année 2017 qui aura marqué de son empreinte pour @OTEAcapital. Merci à toutes les équipes et à nos partenaires pour leur concours actif et productif !
https://twitter.com/OTEAcapital/status/950685480168951808

15 novembre 2017 : Première réunion du Club A.C.O. initié par OTEA Capital

Novembre 2017

#MIF2, #Priips, #DDA : une 1ère réunion du Club A.C.O. très réussie ! Retour en images...
https://twitter.com/Club_Patrimoine/status/933717659178405889

Troisième prix dans la catégorie Diversifiés Européens pour OTEA Capital

Novembre 2017

Récompense du travail des équipes de gestion de OTEA Capital
https://twitter.com/AgefiEvenements/status/933427763230531584

Performances du mois d'Octobre 2017

Novembre 2017

Les fonds #OTEA ont connu un mois d'octobre encourageant dans un environnement fluctuant. Merci aux #CGPI et partenaires @OTEAcapital
https://twitter.com/OTEAcapital/status/930385305588457474

Coup de cœur du mois

Septembre 2017

Belle performance du distributeur de fruits et légumes frais Total Produce (+15,5% YTD) grâce à sa politique de croissance externe maîtrisée
https://twitter.com/OTEAcapital/status/910417433525092352

Déjeuners de la Gestion

Juillet 2017

Fin de la Tournée des Déjeuners de la Gestion : merci aux 85 partenaires #CGPI et aux inspecteurs de plateformes qui nous ont accompagnés

Déjeuners de la Gestion

Juin / Juillet 2017

OTEA organise, avec ETHENEA et PHILIPPE HOTTINGUER et CIE GESTION, les déjeuners de la gestion du 13 juin au 12 juillet.

Performances Mai 2017

Les fonds #OTEA poursuivent leur progression au mois de mai. Merci aux #CGPI et partenaires @OTEAcapital pour leur confiance !

Une élection favorable aux actions ?

Mai 2017

Une élection présidentielle favorable aux actions? OTEA profite de la hausse depuis le 23/04 : +2% OTEA 1 (+7% YTD) +9% OTEA PEA (+19% YTD)

Ateme

Mai 2017

Avec +166% YTD, le spécialiste français de la compression vidéo ATEME contribue amplement à la performance du fonds OTEA PEA (+17,47% YTD).

Performances Avril 2017

Avril 2017

Les performances des fonds OTEA se confirment sur le mois d'avril. Profitez-en et rejoignez les CGPI et partenaires OTEA !

Tour Auto 2017

Avril 2017

Hier soir OTEA capital recevait ses partenaires et clients sur le stand Ferrari au Grand Palais à l'occasion du départ du Tour Auto 2017 !

Performances Mars 2017

Mars 2017

Une stratégie payante au 1er trimestre 2017 pour OTEA capital : performances + maîtrise du risque = encours en hausse de 26% ! Poursuivons nos efforts

Congrès CNCGP

Mars 2017

OTEA capital était présente à l'évènement annuel de la chambre de la CNCGP le mardi 21 mars 2017 au Palais des Congrès de la Porte Maillot à Paris. Merci à tous les CGPI et nos partenaires pour ces échanges productifs !

Bonne année !

Janvier 2017

Nous vous présentons nos meilleurs voeux pour cette année 2017 !

Otea Absolute Return

PARTIE 1

Otea Absolute Return connait une année épouvantable, qui pourrait bien s’achever prématurément. Nous avons promis dans le contrat que nous avons passé avec les souscripteurs d’OAR que le draw down du fonds serait strictement limité à 5% par an. Cette limite est désormais en ligne de mire et nous nous devons de revenir vers vous avec des explications et une perspective pour la suite.

Le levier du fonds est aujourd’hui de 0, 5 (les positions en portefeuille représentent 50% de l’encours du fonds les reste est investi en produits monétaires ou de taux IG de – de 1 an) c’est le résultat de la gestion du draw down et de la limite stricte des 5% de perte maximale. Plus la limite approche plus le fonds déboucle ses positions pour atteindre 0% si la limite des -5% est atteinte.

Le draw down encaissé par le fonds (proche de 5% donc….) représente une sous performance très importante du modèle d’OAR en raison de sa construction même. Un tel draw down peut avoir deux origines :

    - Une sous performance massive d’une ou deux stratégies qui malgré la décorrélation avec les autres entraine le modèle en territoire négatif.
    - Une conjonction de deux facteurs : une corrélation inhabituellement durable des modèles alors qu’ils perdent de l’argent.

    La première hypothèse (une ou plusieurs stratégies qui dévissent fort), qui est le risque qui vient à l’esprit immédiatement est très rare car le ou les modèles générant des pertes atteignent leurs propres limites de draw down assez vite et sont débranchés permettant au fonds de rebondir grâce aux moteurs que constituent les autres stratégies décolérées.

    La seconde hypothèse (facteurs négatifs impactant durablement des stratégies en temps normal décorrélées) est celle qui prévaut depuis quelques mois et qui explique qu’OAR soit aujourd’hui aux limites de son draw down. Les trois familles de stratégies ont souffert de facteurs de marché habituellement non corrélés comme une volatilité faible, un changement des thématiques d’investissement long terme, une sous performance des capitalisations moyennes

    Il nous semble que le modèle d’OAR continue d’être attractif malgré cette contre-performance récente car il est très peu probable que la corrélation négative décrite soit le nouveau paradigme durable des marchés.
    Les marchés financiers sont par nature une alternance de périodes d’excès ou de polarisation et de périodes de retour à la « norme » ; C’est cette respiration que capte le modèle d’OAR et que nous ne croyons pas remise fondamentalement en cause.

Pour aller plus loin...

PARTIE 2

Le fonds est composé de 3 familles de stratégies

• Stratégies dites «mean reverting » ou « de retour à la moyenne »
• Stratégies de tendances thématiques
• Stratégies de facteurs statiques


La combinaison des stratégies d’OAR génèrent un portefeuille décorellé sur le long terme.
Sur des périodes plus courtes (quelques semaines à quelques mois), certains facteurs négatifs peuvent impacter simultanément les performances générant des périodes anormalement longues de performances négatives.
Si on détaille la sensibilité de chaque stratégie à ces facteurs de marché, on a le schéma suivant :


• Les stratégies de retour à la moyenne préfèrent un environnement où les marchés actions sont volatiles, avec une forte incertitude des investisseurs et des analystes sur le choix des valeurs. Un niveau élevé d’incertitudes entraine un nombre plus important de comportements irrationnels augmentant les opportunités d’arbitrages.
Ce niveau de risque est généralement suivi par la volatilité du marché actions. Sur les trois derniers mois cet indicateur s’est effondré à des niveaux historiquement bas. Les opportunités d’arbitrage liées à des comportements irrationnels se sont donc raréfiées, provoquant de mauvais signaux d’investissement.

• Les stratégies de tendance prospèrent dans un environnement où les thématiques d’investissement recherchées par les investisseurs sont claires et durables.
Ces thématiques sont décrites à partir de différentes caractéristiques observées sur les actions. Exemples : « Forts dividendes vs Faibles dividendes » , « Value », « Endettement élevé vs peu d’endettement », « forte corrélation EUR/Dollars vs faible » etc.
Ces derniers mois, plusieurs tendances de long terme ont disparu, voire ont changé de direction. Comme ces stratégies réagissent sur des tendances de moyen-long terme, les positions n’ont pas permis de générer de la performance.

• Les stratégies de facteurs statiques utilisent des méthodes quantitatives de sélection de valeurs basées sur des scores calculés à partir de différents ratios financiers et prévisions d’analystes (PE, ROE, PB, Dividend Yield, etc…). Chaque action se voit attribuer un score qui totalise son attractivité.
Un portefeuille acheteur des meilleures valeurs est alors constitué et est couvert par la vente de futurs sur indices actions. (Eurostoxx50, FTSE100, etc…) .
L’univers de sélection de valeurs étant les 600 plus grandes capitalisations européennes, par construction le portefeuille est constitué de valeurs de tailles moyennes et plutôt vendeur de grandes capitalisations (à travers la couverture par la vente de futurs sur indices actions).

Ce dernier mois une sous performance de plus de -4% a été observée entre les petites et grandes capitalisations, impactant négativement ces stratégies.

Live chat !

Octobre 2016

Nous avons équipé notre site internet d'un tout nouveau live chat afin d'améliorer encore plus la communication avec nos internautes. Après une phase d'essai de 2 mois très satisfaisante et de nombreuses conversations effectuées par cette nouvelle messagerie instantanée, nous conservons donc cet outil qui s'inscrit résolument dans la digitalisation des activités de gestion.

OTEA PEA - Un fonds actions parmi les premiers de sa catégorie !

Septembre 2016

A ce jour, notre fonds OTEA PEA se classe en première position de sa catégorie (actions Europe) sur le mois et en quatrième position sur 654 fonds depuis le début de l'année !

https://www.quantalys.com/fonds/70086/Synthese_FR0010738153_OTEA_PEA_AC.aspx

Suivez-nous sur Twitter !

Mai 2016

Pour rester au plus proche de ses clients et accroître la communication, vous pouvez maintenant suivre OTEA capital sur son tout nouveau compte Twitter !

Entre Luxe & Prestige

Mars 2016

Article d’OTEA capital qui anime la rubrique « Gestion de patrimoine » de ce magazine lifestyle haut de gamme.
Sujet traité : "Uberisation, néologisme d'une pratique barbare ou visionnaire ?".

Lire l'article.

OTEA 1 rentre dans l'Observatoire de la gestion flexible de Quantalys

Février 2016

Quantalys publie régulièrement une étude sur les fonds flexibles : "l'observatoire". OTEA 1 a été sélectionné pour participer à cette étude.

A retenir : bonne volatilité, premier quart pour la résistance aux pertes, pour la performance à 1 an, pour le coefficient de décorrélation, première moitié pour la quasi totalité des autres critères, très bon ratio de Sharpe à 1 an (14e/80).

Petit-déjeuner trimestriel d'OTEA capital

4 février 2016

L’occasion de faire le point sur les performances et de rencontrer les gérants autour d’un café et de quelques viennoiseries. Prochaine date, le jeudi 12 mai.

Cocktail Christmas Party

10 décembre 2015

Bel événement qui a réuni clients et partenaires autour de deux passions largement répandues : les voitures, puisque nous étions à l'Atelier 46 avec sa collection impressionnante de GT so 60's, et les grands vins de Bourgogne, grâce à la dégustation proposée par Aurore Devillard, propriétaire de vins des domaines de la Garenne, de la Perdrix et du Château de Chamirey.

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Petit-déjeuner trimestriel d’OTEA capital

26 novembre 2015

L’occasion de faire le point sur les performances et de rencontrer les gérants autour d’un café et de quelques viennoiseries.

Investissement conseils

Novembre 2015

Article de Thierry Levalois et Laurent Puget sur la gestion d'OTEA capital. Gestion growth ou value ?

Entre Luxe & Prestige

Novembre 2015

Article d’OTEA capital qui anime la rubrique « Gestion de patrimoine » de ce magazine lifestyle haut de gamme.
Sujet traité : « Le mini krach estival ». Dans ce numéro, edito de Laurent Puget.

Lire l'article.

Soirée so parisian

19 novembre 2015

Les clients et partenaires d’OTEA capital qui avaient bravé la pluie se sont retrouvés dans l'ambiance cosy de la boutique Chopard pour une soirée so parisian " Vendanges au féminin". L'occasion de déguster quelques nectars délicats pour célébrer la sortie du nouveau numéro de notre partenaire Entre Luxe & Prestige (Figaro).

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Conférence "Gestion de trésorerie et investissements"

29 octobre 2015

"Trésorerie d’entreprise, des opportunités existent ! Ayez une vision patrimoniale de l’entreprise." Telle était l'accroche de cette conférence à destination des experts-comptables concernés par ce sujet.
OTEA capital, représentée par Laurent Puget et Anne-Laure Bouet, est venue en débattre avec deux experts-comptables engagés : Denis Barbarossa, Président de la section IFEC Paris Ile-de-France et Thierry Polack, membre du conseil de gestion de la section IFEC Paris Ile-de-France. Si cette problématique vous intéresse, contactez-nous.

Petit-déjeuner trimestriel d’OTEA capital

10 septembre 2015

L’occasion de faire le point sur les performances et de rencontrer les gérants autour d’un café et de quelques viennoiseries.

Soirée Bucherer

Septembre 2015

Partenaire du magazine Entre luxe & prestige, OTEA capital a fêté la première bougie de ce magazine lifestyle haut de gamme avec son parrain Olivier Dassault et tous les autres partenaires. Première parution en kiosque !

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Voir la vidéo de la soirée

Site OTEA capital en cours de (re)construction

Septembre 2015

A découvrir début septembre.

Entre Luxe et Prestige

Septembre 2015

Article d’OTEA capital qui anime la rubrique « Gestion de patrimoine » de ce magazine lifestyle haut de gamme.
Sujet traité : « Les voitures de collection ont-elles la cote ? ».

Lire l’article.

Investissement conseils

Juillet/Août 2015

Article de Thierry Levalois et Laurent Puget sur les fonds OTEA 1 et OTEA Absolute Return.

Lire l’article.

Cocktail estival, showroom Ferrari

Juin 2015

Pour fêter ce premier semestre 2015 avant les grands départs en vacances, les invités d’OTEA capital ont profité de ce cadre fabuleux pour évoluer, une coupe à la main, entre la centaine de voitures hébergées à la concession historique de Charles Pozzi.

Entre Luxe & Prestige

Juin 2015

Article d’OTEA capital qui anime la rubrique « Gestion de patrimoine » de ce magazine trimestriel lifestyle haut de gamme distribué au portage avec le Figaro.

Lire l’article.

Petit-déjeuner trimestriel d’OTEA capital

28 Mai 2015

L’occasion de faire le point sur les performances et de rencontrer les gérants autour d’un café et de quelques viennoiseries (prochaine date le jeudi 10 septembre).

La Tribune

Avril 2015

Article de Franck Lauri, responsable gestion alternative chez OTEA capital sur le thème « La gestion alternative dans un environnement de taux exceptionnellement bas, voire négatifs ».

Télécharger l’article en pdf.

Arrivée d’un analyste en gestion fondamentale chez OTEA capital

Avril 2015

Charles Tayrac, après un stage de fin d’étude à la Financière de l’Echiquier et fraîchement diplômé d’un Master en Management, spécialisation finance de marché, à l’INSEEC et d’un Master Spécialisé International Wealth Management à l’ESCP Europe a rejoint OTEA capital pour accompagner les gérants dans leur recherche fondamentale.

Le Tour auto 2015

Avril 2015

Sponsor d’une Ferrari 308 GT, OTEA capital a participé au mythique rallye des voitures anciennes entre le 20 et 25 avril 2015. Un tour de France entre Paris et Biarritz qui fut l’occasion d’inviter clients et proches aux différentes étapes.

Les images du Tour auto au Grand Palais en cliquant ici.
Les images du Tour auto aux étapes de Toulouse et Pau en cliquant ici.

Congrès CNCGP

Mars 2015

Pour la deuxième année consécutive, OTEA capital est présent auprès des CGP de la CNCGP (ex-CIP). L’occasion de retrouver nos clients et de rencontrer les acteurs de la profession. RDV en 2016 !

Arrivée de la Responsable du développement chez OTEA capital

Mars 2015

Anne-Laure Bouet, précédemment dans une association professionnelle de CGP a rejoint OTEA capital pour l’accompagner dans son développement.

Sortie Belles bagnoles

Mars 2015

Afin de procéder aux essais nécessaires avant sa participation au Tour auto, la Ferrari 308 GT IV sponsorisée par OTEA capital a profité de la sortie Belles bagnoles au circuit de Magny cours.

Photos à l'appui

Monde : Pleins feux sur Publicis et Vivendi, avant Goldman Sachs et Citigroup

Avril 2019

La Bourse de Paris est attendue stable, voire en légère hausse, dans un marché centré sur les publications de Vivendi et Publicis, qui a par ailleurs confirmé le rachat d’Epsilon, ainsi que sur les résultats de Citigroup et Goldman Sachs.
Les marchés asiatiques ont entamé la semaine en hausse, toujours soutenus par des indicateurs rassurants en provenance de Chine, ainsi que par des nouvelles favorables sur le front des discussions commerciales sino-américaines. Les marchés européens devraient suivre, avec en ligne de mire la croissance du chiffre d’affaires trimestriel de Vivendi, le rachat d’Epsilon par Publicis et la publication des résultats trimestriels de Citigroup et Goldman Sachs.
Le S&P 500 à 1% de son record
Vendredi, le S&P 500 a clôturé au-dessus du seuil des 2.900 pour la première fois depuis octobre pour revenir à environ 1% de son record du 21 septembre. L’indice favori des gérants a notamment bénéficié des résultats meilleurs que prévu de JPMorgan Chase et du record de Disney, qui s’apprête à concurrencer Netflix avec le prochain lancement de sa plateforme de streaming. Après le rebond des exportations chinoises en mars, accompagné de la progression nettement plus forte que prévu du marché du crédit, les investisseurs surveilleront tout particulièrement, mercredi, les chiffres du PIB du premier trimestre de la deuxième économie mondiale. Dans le même temps, le marché espère que la saison des résultats qui débute confirmera la résilience des entreprises américaines. Les banques Citigroup et Goldman Sachs seront sur les rangs ce lundi.
Mnuchin optimiste sur un accord sino-américain
Le marché salue également les commentaires du secrétaire américain au Trésor concernant les discussions commerciales avec la Chine. Steven Mnuchin a en effet déclaré samedi que l’accord sino-américain pourrait aller « bien au-delà » des précédents efforts déployés en vue d’ouvrir le marché chinois aux entreprises américaines. Il a également dit espérer que les deux pays se rapprochent désormais du round final des négociations, ajoutant que des mécanismes de contrôle de la mise en place des accords pourraient fonctionner « des deux côtés ».
« Nous nous attendons à un accord sino-américain relativement favorable au marché », écrit Ethan Harris, analyste chez Bank of America Merrill Lynch dans une note citée par Reuters. « Selon nous, les marchés et les craintes politiques vont permettre de contenir les tensions futures. Il faut penser en termes d’escarmouches plutôt que d’affrontements majeurs », ajoute-t-il.
Du côté des valeurs, Vivendi a publié un chiffre d’affaires supérieur aux attentes des analystes au titre du premier trimestre, tiré par sa principale division Universal Music Group (UMG) dont il a lancé le processus d’ouverture du capital. Les revenus ont progressé de 10,7% à 3,46 milliards d’euros en données publiées et de 5,7% à taux de change et périmètre constants. Selon Factset, les analystes anticipaient en moyenne un chiffre d'affaires de 3,36 milliards d'euros.
Publicis a annoncé la signature d’un accord en vue d’acquérir la société américaine de data Epsilon auprès de sa maison mère Alliance Data Systems pour 4,4 milliards de dollars. Le groupe français a par ailleurs fait état d’un chiffre d'affaires de 2,12 milliards d’euros au titre du premier trimestre, en repli de 1,8% à données comparables.
(Les Echos 15/04/2019)

US : Washington met fin aux exemptions permettant l'achat de pétrole iranien

Avril 2019

Les États-Unis durcissent leurs sanctions contre l'Iran. La Maison Blanche vient de confirmer qu’il n'y aura pas de nouvelle dérogation pour les importateurs de pétrole iranien à partir du 2 mai. Les huit pays qui avaient bénéficié d'un délai depuis le mois de novembre seront donc soumis au régime de sanctions américaines.
Le président Donald Trump entend « porter à zéro les exportations » de brut iranien et « priver le régime de sa principale source de revenus ». La presse américaine en faisait déjà part avant que la Maison Blanche ne le confirme, ce qui explique le bond des prix du pétrole à plus de 74 dollars ce lundi 22 avril. Les États-Unis mettent ainsi fin au régime d'exemption de six mois qu'ils avaient accordé à huit pays très dépendants du pétrole iranien.
Dans l'intervalle, l'Italie, la Grèce et Taïwan ont mis fin à leurs achats auprès de Téhéran. Le Japon et la Corée du Sud les ont réduits au minimum. Mais la Chine, l'Inde et la Turquie sont restées de très gros clients de l'Iran, ils s'exposent désormais aux sanctions américaines. Cette mesure s'annonce particulièrement délicate pour l'Inde, troisième importateur mondial de pétrole, dont environ un dixième des achats vient d'Iran.
Des sanctions « illégales », selon Téhéran
Après s'être retiré il y a près d'un an de l'accord international de 2015, Washington a rétabli en novembre des sanctions économiques contre l’Iran. La Maison Blanche a accompagné sa décision de la menace de mesures punitives contre les pays qui continueraient malgré tout d'échanger avec l'Iran. L'interdiction d'acheter du pétrole iranien était la principale de ces sanctions.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a dénoncé la décision américaine en affirmant que l'ensemble des sanctions décidées par Washington contre l'Iran sont « illégales ». Mais il a reconnu que la nouvelle décision américaine va probablement augmenter les effets négatifs des sanctions sur l'économie iranienne.
Il a ajouté que l'Iran annoncera très bientôt sa réaction sans donner plus de détail, rapporte notre correspondant Siavosh Ghazi. Depuis la sortie des États-Unis de l'accord nucléaire et le retour progressif des sanctions américaines, les exportations pétrolières ont baissé de plus de 50% et sont inférieures à un million de barils par jour.
Selon Jean-Pierre Favennec, professeur à l'IFP School, les clients asiatiques et en particulier l'Inde, vont en tout cas devoir se plier à cette nouvelle décision, malgré leurs liens avec l'Iran.
La Chine ne devrait pas céder aux nouvelles sanctions américaines
Pour Philippe Sébille-Lopez, expert du cabinet Géopolia, il s'agit d'une annonce politique plus que d'un objectif réalisable. La Chine, le plus gros client de l'Iran, ne cèdera pas, selon lui, aux nouvelles sanctions américaines.
Pas question de porter seul l’étendard de la lutte contre « l’hégémonisme américain », explique notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde : la Chine espère une réponse coordonnée.
« La Chine s’oppose aux sanctions unilatérales imposées par les États-Unis, a indiqué la diplomatie chinoise. Notre coopération avec l’Iran est ouverte, transparente, légale et légitime. Notre gouvernement est déterminé à défendre les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises et à jouer un rôle constructif dans le maintien de la stabilité du marché mondial de l’énergie. » La question est stratégique pour la deuxième économie du monde, boulimique en énergie.
Selon les douanes chinoises, la Chine a importé 1,6 million de tonnes de brut iranien en février dernier. Difficile d’imaginer réduire de tels approvisionnements dans un délai aussi court.
Ryad va « stabiliser » le marché
« Les États-Unis, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, trois des plus grands producteurs d'énergie au monde, avec nos amis et alliés, s'engagent à faire en sorte que les marchés mondiaux du pétrole restent suffisamment approvisionnés », a affirmé la Maison Blanche dans son communiqué.
Donald Trump a renchéri sur Twitter en promettant que Riyad et d'autres pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole feraient « plus que compenser » la baisse de l'offre.
Le gouvernement saoudien s'est aussitôt dit prêt à « stabiliser » le marché, dont les cours se sont inscrits en forte hausse dès que les informations sur la future fin des exemptions américaines ont circulé dans la presse.
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a salué une décision « d'une importance capitale pour renforcer la pression sur le régime terroriste iranien ». Mais la Turquie, directement concernée par cette décision, a déclaré qu'elle refusait « des sanctions unilatérales et des contraintes sur la manière » dont elle gère ses relations avec ses voisins, selon les mots du ministre des Affaires étrangères.
(RFI 23/04/2019)